Nadine Morano, le 11 décembre 2017.
Nadine Morano, le 11 décembre 2017. — Jacques Witt / Sipa/SIPA

PARTI PRIS

Pour Nadine Morano, être «opportunée» (sic) peut aussi déboucher sur «de belles histoires»

L’eurodéputée LR s’est dite prête à signer la tribune des 100 femmes sur la « liberté d’importuner »…

Nadine Morano a indiqué ce mardi qu’elle partageait l’opinion des 100 femmes signataires de la tribune « Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle », publiée le jour-même dans Le Monde.

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Sur Twitter, l’eurodéputée a en effet repris l’article de Valeurs Actuelles relayant la tribune, qu’elle a commenté d’un enthousiaste « Je signe aussi ! ». Le lendemain, l’élue LR a précisé sa pensée au micro des Grandes Gueules de RMC.

« Ça peut aussi engendrer des belles histoires »

« J’ai eu droit à des agressions, a-t-elle confié. Pas jusqu’au niveau où il faudrait aller déposer plainte puisque j’ai remis la personne à sa place mais j’ai été, oui, opportunée (sic) mais opportunée (sic) d’une manière telle que, à un moment, ça peut aussi engendrer des belles histoires. […] Vous pouvez très bien être importunée par quelqu’un de manière répétitive. Au final vous pouvez aller prendre un café avec et puis hop, une histoire commence. […] Au final, c’est le consentement la clé. »

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Voilà pourquoi Nadine Morano, qui se dit « évidemment favorable aux droits des femmes, à la protection des femmes, à la lutte contre les violences faites aux femmes », estime que les accusations visant certains hommes ne sont pas justifiées.

Elle défend le journaliste Frédéric Haziza, visé par une plainte

Pour illustrer son propos, la femme politique a pris l’exemple du journaliste Frédéric Haziza, visé par une plainte d'Astrid de Villaines, l’une de ses collègues. L’ancienne ministre a parlé de « blagues potaches » qu’elle a qualifiées d’« un peu lourdingues » mais « souvent toujours drôles ».

Astrid de Villaines, dans la plainte que s’était procuré Buzzfeed à l’époque, décrivait pourtant une agression bien loin de la simple blague​ : « Monsieur Haziza a alors tendu son bras droit, autour de ma taille. Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, monsieur Haziza m’a pincé la fesse gauche. »