Jeunesses communistes: Des agressions sexuelles au sein du PCF qui assure s'attaquer au problème avec une «tolérance zéro»

DENONCIATION L'Unef et le MJS ont déjà fait l'objet de revélations similaires...

20 Minutes avec AFP

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(Photo d'illustration) A l'occasion de la journée contres les violences faites aux femmes le 25 novembre 2017 à Paris.
(Photo d'illustration) A l'occasion de la journée contres les violences faites aux femmes le 25 novembre 2017 à Paris. — SIPA

D’après les informations du Monde, plusieurs jeunes femmes auraient été victimes d’agressions sexuelles au sein des Jeunesses communistes. Le PCF affirme être au courant et s’occuper de régler ce problème.

Le Monde, qui évoque des affaires touchant le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) et l’Union des étudiants communistes (UEC), fait état du témoignage anonyme d’au moins cinq jeunes femmes, dont l’une a porté plainte pour viol en novembre.

Des précédents dans d’autres mouvements

Ces agressions ont eu lieu à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) dans la chambre louée par un responsable de Limoges en juin 2016, lors d’un camp d’été dans le centre de la France en 2011, au local du PCF à Saint-Denis en octobre 2014 après une soirée bien arrosée, ou encore après une manifestation Nuit Debout en 2016. Une autre affirme avoir été violée en 2015.

L’enquête du Monde fait suite à de précédentes révélations sur des violences similaires au sein de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) et du Mouvement des jeunes socialistes (MJS).

Le PCF dans l’action

"Cela fait plusieurs semaines que nous avons pris en charge le traitement de ces affaires. La Jeunesse communiste est principalement concernée, mais bien sûr le parti fait tout ce qu’il peut pour soutenir et condamner au sein même de ses instances. Les auteurs des actes ont été écartés de leurs responsabilités", a-t-on indiqué au PCF. "La direction du parti met tout en œuvre pour recevoir les témoignages de victimes et faire face. Bien sûr, nous les poussons à déposer plainte et les mettons en contact avec des associations pour les aider au mieux. Mais il est souvent difficile et douloureux pour elles d’engager des poursuites", selon la même source.

Assurant d’une "tolérance zéro" face à des agissements "terribles pour des militants qui se battent pour l’émancipation humaine", Laurence Cohen, co-responsable de la commission nationale "Droits des Femmes/féminisme", a également affirmé que le parti piloté par Pierre Laurent "prend les choses avec sérieux".

A l’Unef, 83 femmes, anciennes syndicalistes, ont dénoncé fin novembre dans une tribune publiée par Le Monde des violences sexistes et sexuelles, dont des viols, commis selon elles pendant des années par des dirigeants de l’organisation. Au MJS, l'ancien président Thierry Marchal-Beck a été accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles par huit femmes, avait rapporté mi-novembre Libération.