Accident à Millas: Deux familles de victimes se sont constituées parties civiles

ENQUETE Elles «auront accès mercredi au dossier de l’instruction», une étape «capitale», a souligné leur avocate…

20 Minutes avec AFP
— 
Cérémonie d'hommage aux victimes de l'accident de Millas le 21 décembre 2017
Cérémonie d'hommage aux victimes de l'accident de Millas le 21 décembre 2017 — Pascal RODRIGUEZ/SIPA

Pour l’heure, deux familles de collégiens victimes de la collision mortelle entre un autocar scolaire et un TER à Millas (Pyrénées-Orientales) le 14 décembre se sont constituées parties civiles ce mardi auprès d’un juge d’instruction de Marseille, a annoncé leur avocate Me Jehanne Collard.

>> A lire aussi : Accident à Millas: Les familles de victimes en veulent à l’Etat pour sa brutalité

« Cinq personnes de deux familles différentes se sont constituées parties civiles » ce mardi matin et « auront accès mercredi au dossier de l’instruction », a déclaré l’avocate. L’accès au dossier est une « étape capitale », a-t-elle souligné.

« Ils veulent simplement savoir ce qui s’est passé »

Six collégiens originaires du village de Saint-Féliu-d’Avall sont décédés et cinq ont été très gravement blessés lors de la collision de leur car scolaire avec un TER sur un passage à niveau à Millas le 14 décembre vers 16 heures. La conductrice, qui assure que les barrières du passage à niveau étaient ouvertes, a été mise examen pour « homicides et blessures involontaires par imprudence », et placée sous contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction de conduire.

>> A lire aussi : VIDEO. Accident à Millas: «A ce stade», «pas de lien» entre les médicaments pris par la conductrice du car et l'accident

« Mes clients ne préjugent pas de la culpabilité de la conductrice ou de la SNCF. Ils veulent simplement savoir ce qui s’est passé car pour l’instant ils l’ignorent », a déclaré l’avocate. Samedi, Me Jehanne Collard avait évoqué « au conditionnel », le fait que la conductrice ait pu être « sous l’emprise d’antidépresseurs, d’anxiolytiques ». Une hypothèse pour l’instant écartée par le procureur de Marseille Xavier Tarabeux.