Le jour où vous avez appris que le Père Noël n'existait pas: «Je n’ai jamais revu ce copain d'école, mais je me souviens de ce moment comme si c’était ce matin»

VOUS TÉMOIGNEZ Ceux qui croyaient dur comme fer au père Noël nous racontent comment ils ont vécu l’heure de vérité…

C.P.

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Une fillette avec un cadeau le jour de Noël.
Une fillette avec un cadeau le jour de Noël. — DELAHAYE CATHERINE/SIPA
  • Selon un sondage publié jeudi, ce sont les autres enfants qui révèlent le plus souvent que le Père Noël n’existe pas (51 %), loin devant les parents (16 %) puis par les frères, sœurs, cousins et cousines (15 %), les médias (11 %) et enfin les grands-parents (3 %).
  • Vous avez été très nombreux à répondre à l’appel de 20 Minutes pour raconter dans quelles circonstances vous ou vos enfants avaient appris la vérité.

Déception, soulagement, colère ou incrédulité… A quelques jours de la grande distribution des cadeaux de Noël, vous avez été très nombreux à répondre à notre appel et à partager les souvenirs de ce jour mémorable où vous ou vos enfants ont appris que le Père Noël n’existait pas.

« lI m’a dit que les copains disaient des bêtises et que le Père Noël existait bel et bien »

A lire vos témoignages, pas de doute possible : la cour de récré est bien le lieu le plus propice aux révélations fracassantes pour ceux qui croient encore au Père Noël et à ses lutins : « C’est un copain d’école qui nous a vendu la mèche. Il nous prenait pour des imbéciles et il avait raison. Je n’ai jamais revu ce gosse après la fin de la primaire, mais je me souviens de son nom et de ce moment comme si c’était ce matin » se souvient Reda sur Facebook.

« Mon fils, qui a su lire très tôt, a croisé une petite fille avec un T-shirt "le Père Noël n’existe pas. Je m’en fiche, je ne sais pas lire". Voila, voila… il avait quatre ans », raconte Cécile.

Pourtant, les plus grands fans du Père Noël ne s’avouent pas forcément vaincus face à ces révélations : « Mon fils de neuf ans m’a dit : "papa mes copains disent que le Père Noël n’existe pas et que ce sont les parents qui achètent les jouets". Je lui ai demandé ce qu’il en pensait et il m’a dit : "moi je pense qu’il existe ". Je lui ai répondu : si toi tu penses qu’il existe, c’est ça le plus important" », raconte Hervé.

« Mon aîné est venu me voir alors qu’il avait six ans. Il m’a dit que ses copains disaient que c’était les parents. Du coup, je lui ai demandé ce qu’il en pensait et il m’a répondu qu’il pensait pareil….  Mêmes questions de la part du dernier quand il devait avoir huit ans. Sauf que lui m’a dit que les copains disaient des bêtises et que le Père Noël existait bel et bien. J’ai laissé faire. Je n’avais pas le cœur à casser cette magie », confie Plume Ette.

« Mon fils a surpris son tonton en train de se changer en Père Noël. »

Mais bien souvent, c’est en famille que le secret s’évente : « Moi, c’est mon frère qui me l’a dit, étant donné qu’on a quatre ans d’écart (moi j’avais quatre ans et mon frère huit ans), forcément il n’a pas pu garder le secret très longtemps », raconte, pas rancunière. Emmanuelle.

Des petits « ratés » lors des réveillons sont aussi souvent à l’origine de la découverte du pot aux roses : « J’y ai cru jusqu’à dix ans. C’est mon oncle cette année-là qui avait fait le Père Noël et ma tante a sorti : "David ! Viens prendre la photo !" Et là, bah plus aucune de mes cousines, ni ma sœur de cinq ans n’y ont cru après ça. Je l’ai mal pris et je me souviens même avoir dit à ma mère : "Tu n’aimes pas lorsqu’on te ment mais tu nous mens aussi". J’ai boudé pendant deux jours », raconte Lěxiə.

« L’un de mes enfants l’a appris via MSN : il a lu une conversation, alors qu’il était au CP, il a quand même tout bien compris ggggrrr… Le second a surpris son tonton en train de se changer en Père Noël. La dernière a compris petit à petit en grandissant », nous écrit Blandine.

« Mon mari et moi sommes les pires parents du monde. Nous avons vendu la mèche à notre fils alors âgé de sept ans et demi à Pâques. Nous devions aller chercher les cadeaux du lapin de Pâques chez ses grands-parents. Malheureusement, suite à problème de coordination, ni ses grands-parents, ni ses propres parents ne se sont procurés de cadeaux à temps. Nous nous sommes retrouvés un dimanche à 14h en train de lui expliquer : 1. le Père Noël n’existe pas ; 2. le lapin de Pâques, c’est une fumisterie ; 3. la petite souris c’est nous aussi. A notre décharge, il n’était plus vraiment dupe. Il a bien vécu ses révélations Depuis, je ne fais plus mes papiers cadeaux à minuit, éclairée à la lampe torche et la boule au ventre. Signé : Une mère soulagée", nous confesse Laurence.

Parfois ce sont même les parents qui prennent les devants pour éviter les moqueries : « Cette année, j’ai dû annoncer à mes deux plus grands que le Père Noël n’existait pas car leurs copains à l’école commençaient à se moquer d’eux. Ils ont 10 ans et 8 ans. Ils n’ont pas été trop déçus. Mon fils nous a dit que nous étions des menteurs. Enfin je pense que c’est moi qui ai eu le plus mal au cœur de leur annoncer », confie Amélie.

« J’ai surpris mon papa en train de déposer les cadeaux au pied du sapin »

Beaucoup d’entre vous l’ont aussi découvert incidemment et sans regret le soir de Noël : « Quand j’étais petite, le soir du réveillon j’avais surpris mon papa en train de déposer mes cadeaux et ceux de ma sœur, au pied du sapin… Je n’ai pas été déçu car mon père était un homme adorable qui aimait et savait nous faire plaisir », se souvient Sandra. « Je l’ai compris vers mes sept ans. J’avais entendu mes parents faire du bruit dans le salon et je les avais surpris. J’ai quand même fait semblant d’y croire un petit peu les années suivantes sans jamais rien dire à ma petite sœur ! » confie Océane.

« Meilleur souvenir : Cachée avec les cousins cousines en attendant le Père Noël. Et puis après quand nous, on n’y croyait plus, jouer le jeu à fond pour les petits. Et maintenant, avec les petits-cousins c’est que du bonheur. Le tout, c’est d’expliquer que la magie de Noël reste et qu’il faut la préserver pour les plus jeunes », confie Manon.

Le petit Louis, sept ans, a sans doute livré la meilleure conclusion : « Tant qu’il y a l’esprit de Noël, pourquoi se prendre la tête… Ceux qui ne veulent plus y croire ne voient plus le Père Noël et donc disent qu’il n’existe pas. Pour les autres, la magie continue… » « Je crois qu’il a choisi le camp de la magie de Noël, même si au fond il sait », conclut, émue, sa grand-mère.