Nantes: Cinquante associations demandent des moyens «en urgence» pour les sans-abri

HEBERGEMENT Des collectifs, acteurs du monde associatif ou syndicats ont écrit aux autorités…

J.U.

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Nantes, le 14/11/2010 Des SDF au centre d hebergement et de reinsertion sociale de la Tannerie
Nantes, le 14/11/2010 Des SDF au centre d hebergement et de reinsertion sociale de la Tannerie — © Fabrice ELSNER
  • Une lettre ouverte a été publiée mercredi pour alerter sur la situation des personnes à la rue.
  • Les signataires rappellent notamment qu’environ 2.000 personnes dans l’agglo vivent dans des bidonvilles.

C’est, assurent-elles, « la première fois à Nantes qu’autant d’associations signent un tel appel ». Une cinquantaine de collectifs, organisations syndicales ou acteurs du monde associatif (47 exactement) ont publié mercredi une lettre ouverte pour demander de « libérer en urgence des moyens supplémentaires et suffisants » pour les personnes à la rue.

Dans ce texte également envoyé à la préfète de Loire-Atlantique, la présidente de Nantes métropole et le président du conseil départemental, ces associations dénoncent une « tragédie ». Rappelant que plusieurs personnes sont mortes dans la rue en 2016 (30 selon l’association De l'ombre à la lumière), elles ont aussi calculé qu’environ 300 jeunes migrants dorment dehors, en squat ou en hébergement solidaires.

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Comme le soulignait un récent rapport de la Dihal, qui place le département premier en la matière, de plus en plus de monde, environ 2.000 personnes, vivent en bidonvilles dans différents camps de l’agglomération.

Enfin, selon les associations, « 4.200 personnes sans domicile ont fait une demande d’hébergement d’urgence en 2016 en Loire-Atlantique auprès du 115. Au total, 60.000 appels sont reçus par an »

Concertation

Les signataires aspirent à ce que « plus personne ne soit à la rue ou expulsé de son logement sans solution », faisant référence aux déclarations d’ Emmanuel Macron de juillet dernier.

Pour cela, ils demandent également qu’une concertation entre tous les acteurs soit organisée. Un engagement qui a récemment été pris par Johanna Rolland, la maire (PS) de Nantes au lendemain de l’expulsion de l’école des Beaux-Arts, auquel aucune suite ne semble encore avoir été donnée.