Le Mont-Saint-Michel épinglé pour l’accueil des touristes

TOURISME Selon deux rapports, le monument n’est pas à la hauteur de sa renommée...

J.G. avec AFP

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Image du Mont Saint-Michel, ici photographié en mai 2015.
Image du Mont Saint-Michel, ici photographié en mai 2015. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

« Des navettes surchargées », « des axes routiers régulièrement encombrées » et « une qualité des prestations offertes par les commerçants fréquemment décriée ». Deuxième monument le plus visité de France avec près de 2,5 millions de touristes chaque année, le Mont-Saint-Michel vient de se faire épingler dans deux rapports, l’un de la Cour régionale des comptes (CRC) et l’autre du Conseil économique et social régional (Ceser).

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« Une série de dysfonctionnements et de problèmes ressort de manière récurrente au sujet de l’accueil touristique » sur ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, constate le CESER. Si « des pistes d’amélioration » sont en cours d’étude, « il apparaît que la qualité de la prestation offerte n’est pas à la hauteur de la renommée mondiale du site », résume le CESER, admettant toutefois que le projet de rétablissement du caractère maritime du Mont apparaît comme « une réussite esthétique ».

La gestion des navettes confiée à Transdev pose question

Nombre de ces difficultés sont liées au fait que les collectivités locales ont choisi de confier en 2009 la gestion des navettes menant de la côte au mont à l’entreprise privée Transdev. « Un choix peu judicieux », a estimé une mission interministérielle, précisant que ces navettes sont déficitaires. La CRC s’inquiète de son côté d’un « défaut de financement de l’entretien des ouvrages hydrauliques » qui est « susceptible de compromettre le fonctionnement du site ». Cet entretien est évalué à 2,5 millions d’euros par an.

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Car, pour que le mont redevienne une île lors de certaines grandes marées, un barrage a été construit en amont sur le Couesnon, rivière qui enlace le mont. L’eau retenue est lâchée quotidiennement sur le rocher pour le désensabler et permettre à la mer de l’entourer plus souvent. Or, selon le CESER, « l’envasement du Couesnon », lié au barrage, « risque de réduire la puissance des chasses du barrage, et va conduire à répéter le dragage du Couesnon, plus tôt que ce qui était initialement prévu ».

Parmi les pistes de financement, la CRC évoque notamment « une participation financière du Centre des monuments nationaux qui encaisse annuellement des recettes de l’ordre d’une dizaine de millions d’euros », mais aussi une augmentation des tarifs du parking du Mont.