Metz: Un mineur placé en garde à vue après des «Marave Challenge», plusieurs lycées sous surveillance renforcée

PLAINTES Se faire payer pour « tabasser » quelqu’un, ce serait la dernière trouvaille des adolescents…

D. D.

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Un lycéen dans une salle de classe (image d'illustration).
Un lycéen dans une salle de classe (image d'illustration). — JOEL SAGET AFP

Selon une information du parquet de Metz, un mineur est placé en garde à vue dans l’affaire du « Marave Challenge ». Un jeu « débile, stupide » qui consiste « à frapper en bande, un ou plusieurs élèves au hasard dans le but de gagner 10 euros ».

Telle est la description faite par France Bleu Lorraine-Nord du « Marave Challenge », nouveau passe-temps des lycéens. Trois plaintes ont été déposées et une enquête a été ouverte lundi après trois agressions en fin de semaine dernière.

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Les vidéos des agressions relayées sur les réseaux sociaux

Elles se sont produites devant des lycées de Metz (Moselle) et ont visé trois jeunes de 17 et 18 ans. Le point de départ de cet engrenage serait les réseaux sociaux, là où le « jeu » est lancé et où le ou les victimes sont choisies.

Un groupe Facebook comptant d’ailleurs plusieurs dizaines de membres a été créé pour relayer les vidéos de ces « Marave Challenge » à Metz. Le compte a depuis été désactivé, indique France Bleu Lorraine-Nord, qui a recueilli le témoignage d’élèves qui ont assisté à ces agressions planifiées.

Des jeunes frappés « parfois par 25 personnes »

Une jeune fille raconte par exemple la première fois où elle a vu un « Marave Challenge » se dérouler. C’était « sur deux jeunes qui marchaient. Pour 10 euros, l’un a subi une balayette et ensuite, ça a fait une bagarre générale. Il y a beaucoup de témoignages de jeunes frappés parfois par 25 personnes », a-t-elle expliqué.

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Après que la police s’est emparée de l’enquête, la sécurité a été renforcée devant cinq établissements de Metz : les lycées Fabert, Anne-de-Méjanès, Georges-de-la-Tour, René-Cassin et Louis-Vincent. Des patrouilles circulent régulièrement et les images de vidéoprotection sont en train d’être exploitées.