Notre-Dame-des-Landes: Aéroport ou pas, la ZAD sera évacuée, assure Castaner

AEROPORT L'évacuation du site se fera par la «force» si nécessaire, a estimé dimanche le délégué général de La République en marche...

J.U. avec AFP

— 

Illustration ZAD/SALOM-GOMIS_123013/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1509221254
Illustration ZAD/SALOM-GOMIS_123013/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1509221254 — SIPA
  • Christophe Castaner a indiqué qu'il fallait distinguer la question du transfert de l'aéroport de l'occupation de la ZAD.
  • «Nous voulons une issue pacifique; nous tendrons la main (aux zadistes)», a souligné de son côté la secrétaire d'Etat Brune Poirson.

En attendant la décision officielle d'ici au mois de janvier, les commentaires et engagements sur le dossier du transfert de l'aéroport se multiplient. Le délégué général de La République en marche Christophe Castaner a souligné dimanche que l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes se ferait par la «force» si nécessaire, indépendamment du choix de construire ou non un aéroport sur ce site. C'est d'ailleurs ce que préconise le rapport des médiateurs de façon très claire.

«Il faut distinguer les deux choses, la question de l'aéroport et, de l'autre côté, une question de sécurité et de sécurité sanitaire en particulier, d'occupation irrégulière d'un certain nombre de sites», a dit Christophe Castaner lors de l'émission Dimanche en politique de France 3.

>> A lire aussi : Ce qu'il faut retenir du rapport des médiateurs

«Une force raisonnée»

«Ceux qui occupent actuellement le site ont montré que leur capacité de négociation était réduite et généralement ils ont fait des coups de force», a ajouté Christophe Castaner, mais «évidemment, le moment venu, on leur demandera de restituer les lieux qu'ils occupent». «L'Etat de droit implique dans son exécution des conditions de force mais une force juste, une force raisonnée, avec évidemment l'ambition de ne blesser personne», a-t-il conclu.

«Nous voulons une issue pacifique; nous tendrons la main (aux zadistes)», a souligné de son côté la secrétaire d'Etat Brune Poirson sur BFMTV. «S'ils ne prennent pas cette main tendue, le bras de l'Etat sera extrêmement ferme», a assuré la secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. «C'est une zone de non-droit. A certains endroits cela s'apparente à un camp retranché», a-t-elle souligné.

>> A lire aussi : Le gouvernement va renoncer au projet, est convaincu Hollande

Le référendum remis en cause?

Interrogé sur le référendum organisé en 2016 en Loire-Atlantique, qui a appuyé à 55% la construction d'un nouvel aéroport, Christophe Castaner a estimé que «peut-être que si on avait posé la question dans le référendum sur le fait qu'il y avait deux solutions qui étaient proposées, et pas seulement une seule solution, le choix aurait été plus juste».

«Si vous avez des éléments nouveaux, il ne faut pas être buté, ça vaut pour les politiques, ça vaut aussi pour un référendum», a-t-il souligné.