Alpes-Maritimes: Une responsable d'Amnesty International poursuivie pour aide aux migrants

JUSTICE Elle doit être jugée devant le tribunal correctionnel de Nice le 8 janvier prochain…

H. B. avec AFP

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Un bus de l'ONG Amnesty International.
Un bus de l'ONG Amnesty International. — Kriz Krystof/AP/SIPA

Elle encourt jusqu’à cinq ans de prison. Une responsable d’Amnesty International, en charge d’une mission d’observation à la frontière franco-italienne, est poursuivie pour avoir aidé des migrants en situation irrégulière, a annoncé ce vendredi l’ONG.

Dans un communiqué publié conjointement avec l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Amnesty précise qu’il lui est reproché d’avoir, le 28 juillet dernier, « facilité l’entrée de deux mineurs en situation irrégulière (…), en ayant pris en charge et convoyé pédestrement ces deux mineurs du poste frontière côté Italie au poste frontière côté France ».

Elle risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende

Elle doit pour ces faits être jugée devant le tribunal correctionnel de Nice le 8 janvier prochain. Elle risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Selon ces organisations, la responsable mise en cause, Martine Landry, était « munie des documents attestant de leur demande de prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ». Toujours selon Amnesty International et l’Anafé, « les deux mineurs, tous deux âgés de 15 ans et d’origine guinéenne, ont par la suite été pris en charge par l’ASE ».

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Cette annonce intervient alors qu’une manifestation​ a été organisée ce samedi à Menton, le long de la frontière franco-italienne, à l’appel de nombreuses organisations humanitaires, sous le mot d’ordre « Liberté pour tous et solidarité avec les migrants : ouvrez les frontières ! ». Ces organisations demandent notamment « l’abrogation de tout délit de solidarité » et « l’abandon de toutes les poursuites contre les citoyens solidaires ».