Notre-Dame-des-Landes: Le gouvernement va renoncer au projet, est convaincu Hollande

AEROPORT L'ancien Président de la République parie désormais sur un réaménagement de l'aéroport Nantes-Atlantique...

F.B. avec AFP

— 

L'ancien Président de la République, François Hollande
L'ancien Président de la République, François Hollande — L.Marin / AFP

L’ancien président François Hollande a estimé jeudi soir sur RTL que le gouvernement se préparait à renoncer à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. « Dès lors que le problème de faisabilité est à ce point et qu’il y a un problème de cohésion et d’ordre public, je pense qu’il va falloir trouver une autre solution, c’est ce que le gouvernement se prépare à faire, disons-le franchement. »

>> A lire aussi : Notre-Dame-des-Landes: Un projet qui traîne depuis 50 ans

Pour autant, l’agrandissement de l’aéroport de Nantes-Atlantique, (« j’ai compris que c’était vers là qu’on allait » dit-il) ne se ferait « pas facilement ». « Il va falloir indemniser le concessionnaire. Il y a des problèmes de bruit. Donc il y aura de nouveaux recours », a-t-il ajouté.

Un « problème de faisabilité »

François Hollande a également considéré au micro de RTL que l’écueil principal du dossier Notre-Dame-des-Landes était un « problème de faisabilité » lié à la ZAD. « Ce n’est pas un problème de légalité, ce n’est pas un problème de légitimité », puisque les 179 recours ont été rejetés et qu’une consultation auprès de la population du département a validé le projet, a-t-il expliqué.

>> A lire aussi : Notre-Dame-des-Landes: Ce qu'il faut retenir du rapport des médiateurs

« Le vrai problème qu’on a rencontré c’est un problème de faisabilité. Parce que quand s’incruste dans le paysage une ZAD avec des personnes qui veulent empêcher des travaux et qui sont même prêtes à faire des actions violentes, ça pose un problème de responsabilité au président de la République », a-t-il souligné.

« De toute façon, il faudra évacuer la ZAD »

« A l’été 2016, nous étions dans une période où le terrorisme mobilisait énormément. Je n’allais pas consacrer des moyens (policiers) pour évacuer. Aujourd’hui, il y a un rapport qui a été demandé, un de plus, qui évoque deux hypothèses. Maintenant, j’allais dire, il en faut une, mais de toute façon, il faudra évacuer la ZAD », a-t-il poursuivi.

L’ancien chef de l’Etat a conclu en émettant trois propositions inspirées par le dossier Notre-Dame-des-Landes. « Il n’est plus possible d’avoir des projets qui mettent dix ans ou vingt ans avant de se réaliser. Et à partir de là il faut raccourcir les procédures. Deuxièmement il faut des débats beaucoup plus approfondis et beaucoup plus transparents. Troisièmement il faut des consultations démocratiques en amont du projet et pas à la fin du projet », a-t-il conclu.