Strasbourg: Le maire veut proposer une solution d'hébergement à tous les SDF de la ville

SANS-ABRI Tandis que des centaines de personnes, dont des familles et des enfants, dorment à la rue à Strasbourg, le maire aimerait proposer, à terme, 500 places d’hébergement supplémentaires pour les sans-abri…

Bruno Poussard

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Un SDF dans un hébergement d'urgence mis en place par la ville dans la résidence Buchner, à Strasbourg en 2015. Illustratio
Un SDF dans un hébergement d'urgence mis en place par la ville dans la résidence Buchner, à Strasbourg en 2015. Illustratio — G. Varela / 20 Minutes

A Strasbourg, des centaines de personnes dorment dans la rue, chaque soir. Ce mercredi, une femme de 44 ans est décédée sous la tente où elle vivait avec son compagnon dans un parc. Ce jeudi soir, le maire de la ville, Roland Ries, a annoncé plusieurs décisions par l'intermédiaire de sa page Facebook à ce sujet.

« La situation est particulièrement critique », attaque-t-il, tandis que des familles dorment à la rue. Ainsi que le vice-président de l'Eurométropole chargé de la politique de l’habitat l’a suggéré malgré un dossier à la responsabilité de l’Etat (qui propose 264 lits de plus pour cet hiver), l’édile veut à terme « parvenir à la création de 500 places d’hébergement ».

Pour se substituer à l’Etat en cas de besoin

Pour commencer, « la collectivité va lancer un appel à projets [pour les associations caritatives], doté de 500.000 euros, pour permettre la création de 100 places d’hébergement » destinés aux sans-abri, annonce Roland Ries. Les bailleurs sociaux sont par ailleurs sollicités afin de mobiliser des logements vacants pour des demandeurs d’asile en centres d’accueil.

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La ville aimerait aussi mobiliser le patrimoine de l’Etat disponible à Strasbourg, les autres collectivités et les citoyens pour tous les SDF. Une « conférence de consensus » sera également lancée, afin de définir « un cadre de travail général et une coordination de tous », entre acteurs publics et privés. Mais ces démarches prendront du temps.

D’ici-là, Roland Ries ajoute que trois gymnases pourront être réquisitionnés au besoin à la demande de la préfecture. « Si la situation l’exige, le maire pourrait déclencher lui-même l’ouverture de ces lieux », précise la ville dans un communiqué. « L’urgence est là, termine le premier magistrat. Il faut agir. »