Notre-Dame-des-Landes: Ça y est, les médiateurs ont remis leur rapport

AEROPORT La remise du rapport tant attendu  a eu lieu vers midi ce mercredi...

F.B. avec AFP
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Les médiateurs du dossier Notre-Dame-des-Landes
Les médiateurs du dossier Notre-Dame-des-Landes — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
  • Le rapport des médiateurs doit permettre au gouvernement d'examiner tous les points de vue.
  • Matignon s'est engagé à rendre une « décision définitive » avant fin janvier.

Une étape très attendue. C’est ce mercredi, vers 11h30, que les trois médiateurs chargés de sortir de l’impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes remettent leur rapport à Edouard Philippe, avant une « décision définitive » promise par Emmanuel Macron « au plus tard en janvier » sur la construction ou non de l’aéroport.

Nommés en juin pour réexaminer les arguments des pro et anti-aéroport, Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne et proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, Michel Badré, ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et la préfète Anne Boquet ont réalisé plus de 200 auditions en six mois.

Pas d’avis tranché, mais des recommandations

Le rapport ne répondra pas de façon tranchée sur la pertinence de transférer ou non l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. Appuyé par différentes expertises, son but est surtout d’exposera les enjeux (trafic, environnement, bruit, urbanisme, emplois, finances…) et de lister les avantages et les inconvénients des différentes options. Des recommandations seront émises. On sait toutefois que le réaménagement de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique a été étudié minutieusement, comme le réclament depuis des années les opposants à Notre-Dame-des-Landes.

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Sur ces bases, l’exécutif a promis de rendre une « décision définitive » avant la fin janvier. Si elle fera forcément polémique, tant le sujet déchaîne les passions, un choix définitif aurait le mérite de trancher, ce que n’a pas su faire le quinquennat Hollande.

Partisans et opposants s’écharpent déjà

Les partisans du projet le considèrent indispensable au développement économique du Grand Ouest, nécessaire pour réduire l’exposition au bruit des habitants de l’agglomération nantaise, et utile pour construire des logements au plus près de la ville de Nantes. Ses opposants jugent le projet néfaste pour l’environnement et gaspilleur d’argent public.

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Les « pro », dont l’ancien Premier ministre socialiste et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault et l’ex-président LR des Pays de la Loire Bruno Retailleau, se sont donné rendez-vous devant l’Assemblée nationale. Quant aux « anti », plusieurs ONG environnementales ont appelé le gouvernement à faire « un choix courageux » et une « première application concrète » du sommet pour le climat organisé mardi par le chef de l’Etat.