Béziers: Robert Ménard retire ses affiches sur le TGV

POLEMIQUE La campagne a suscité lundi une virulente polémique, et plusieurs plaintes ont été déposées…

N.B.

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Un extrait de l'affiche de Robert Ménard.
Un extrait de l'affiche de Robert Ménard. — Ville de Béziers

Lundi, Robert Ménard, maire de Béziers, dévoilait une affiche censée promouvoir le TGV, notamment le chaînon entre Montpellier et Perpignan. L’image d’une femme attachée à des rails a suscité une virulente polémique, plusieurs plaintes ont été déposées et Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat aux droits des Femmes, a saisi le préfet.

Mardi, la municipalité a retiré la campagne. La ville indique que ces affiches ont « rempli leur rôle ». Selon la mairie, interrogée par l'AFP, l'opération était destinée à être de courte durée. « Place, désormais, dans les sucettes de la ville, aux fêtes de Noël. » « Aujourd’hui, le scandale, c’est la situation ubuesque dans laquelle nous sommes », reprend la ville, qui pointe du doigt l’attente des communes sur le déploiement du TGV.

« Adressez-vous à la justice »

« Il aura suffi de cinq affiches, à l’humour très Hara Kiri, pour qu’enfin, les médias et les pouvoirs publics regardent de notre côté. » Pour tenter de se défendre, Robert Ménard, élu en 2014 avec le soutien du Front national, a publié sur Twitter une série d’images issues de la culture populaire, présentant de jeunes femmes attachées à des rails.

« Vous n’êtes ni un cinéaste ni un chanteur, lui a répondu Marlène Schiappa. Vous êtes un élu de la République. Votre mission est de protéger les citoyennes des violences, pas d’inciter ou de moquer ces violences. Pour le reste, adressez-vous à la justice. »