Policiers tués à Magnanville: Confondu par son ADN, un nouveau suspect interpellé

TERRORISME L'homme, radicalisé, est proche du terroriste Larossi Abballa qui avait tué deux policiers devant leur enfant en juin 2016...

C.P. et M.B.

— 

Un photo du couple de policiers tués à Magnanville, à Paris le 16 juin 2016
Un photo du couple de policiers tués à Magnanville, à Paris le 16 juin 2016 — DOMINIQUE FAGET AFP

Du nouveau dans l’attentat de Magnanville (Yvelines). Selon les informations du Parisien, confirmées à 20 Minutes par une source policière, un individu a été interpellé ce lundi matin par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la direction centrale de la police judiciaire.

Cet homme de 24 ans, un proche de Larossi Abballa qui avait assassiné à leur domicile, le 13 juin 2016, le commandant de police Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider, en présence de leur enfant, avait déjà été interrogé dans le cadre de l’enquête.

«Un homme radicalisé»

Selon une source policière, son ADN a été retrouvé sur le clavier de l’ordinateur du couple de policiers. D’après Le Parisien, « ce nouveau suspect est un homme radicalisé ». Les enquêteurs s’interrogent ainsi sur sa présence sur place au moment des crimes commis par Larossi Abballa qu’il avait revendiqués au nom du groupe État islamique avant d'être abbatu par le Raid. Il se pourrait donc bien que ce dernier n’ait pas agi seul.

La personne arrêtée dans la matinée est aussi le frère d'un autre proche d'Abballa, déjà mis en examen dans cette enquête et soupçonné d'avoir pu apporter un soutien logistique au tueur du policier Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider. L'homme interpellé est déjà poursuivi dans l'enquête sur le commando de femmes soupçonné d'avoir préparé un attentat à la voiture piégée en septembre 2016 près de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, trois mois après les assassinats de Magnanville. Mis en examen pour «non-dénonciation d'un crime terroriste», il avait été libéré en janvier après plus de quatre mois de détention provisoire.

>> A lire aussi: «Depuis l'attentat, j'ai interdit aux enfants de dire que nous sommes policiers»