Georges Tron assure qu'il n'est pas fétichiste des pieds

JUSTICE Dans une interview accordée au «JDD», le maire de Draveil promet de « balancer » lors de son procès qui s’ouvre mardi à Bobigny…

T.C.

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Georges Tron, le 16 mars 2015 à Palaiseau (Essonne).
Georges Tron, le 16 mars 2015 à Palaiseau (Essonne). — ITT/SIPA
  • Georges Tron et Brigitte Gruel sont jugés aux assises, à partir de ce mardi.
  • Sous couvert de pratiquer la réflexologie plantaire, ils sont accusés de viols.
  • L’ancien secrétaire d’Etat se défend dans une interview accordée au JDD.

« Non ! ». Georges Tron n’est pas fétichiste des pieds, assure dans une interview accordée au JDD, le maire (LR) de Draveil (Essonne). Accusé de viols et d’agressions sexuelles par deux femmes, il sera jugé au côté de son ancienne adjointe à partir de mardi à Bobigny. L’enquête avait été ouverte en 2011 après que deux anciennes employées municipales ont porté plainte.

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Ces femmes « déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie », explique-t-il. « Cela n’a rien à voir le "massage", il s'agit de point de pression sur le pied qui rassemble 7.200 terminaisons nerveuses », ajoute l’élu. Avant de préciser : « Lorsque je pratique la réflexologie, le pied devient un objet. Mes "patientes" - le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète - ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents. » George Tron affirme même que c’est l’une de ses accusatrices qui a « engagé la conversation sur la réflexologie, qu’elle disait pratiquer ».

« Je me suis découvert des "amantes" que je ne soupçonnais pas »

Quant à Brigitte Gruel, qui avait été sa première adjointe et qui comparait à ses côtés, l'ancien secrétaire d'Etat assure que la justice « ne lui a pas trouvé le moindre écart de conduite ». « Elle aurait été la rabatteuse, la "Pompadour", ma maîtresse. C’est faux. J’ai dû avouer dans ce dossier une liaison extraconjugale. Pourquoi aurais-je caché celle-ci ? Je me suis découvert des "amantes" que je ne soupçonnais pas. »

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« Je vais me battre », promet-il. « Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi », poursuit-il, évoquant l’hypothèse d’un complot fomenté par le FN. Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen, a joué un rôle central », affirme-t-il. Il ajoute que son ancien directeur de cabinet, qui avait été « sur la liste du FN pour les élections municipales de 1995, a payé les billets de train de mes accusatrices pour aller voir leur avocat à Marseille. Il s’agissait de Gilbert Collard, actuel député proche de Marine Le Pen ».