Les Corses appelés aux urnes, les nationalistes en position de force

ELECTION Les 538 bureaux de vote ont ouvert dimanche matin à 8h et fermeront à 18h avec des résultats attendus en soirée...

H. B. avec AFP

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Les principaux responsables de la liste Pè a Corsica.
Les principaux responsables de la liste Pè a Corsica. — P. Pochard-Casabianca / AFP

Les Corses sont appelés aux urnes ce dimanche. Ils votent pour choisir les 63 élus de la nouvelle collectivité territoriale unique qui naîtra le 1er janvier de la fusion des trois instances départementales et régionale et qui devrait, sauf énorme surprise, être dominée par les nationalistes.

Les 538 bureaux de vote ont ouvert dimanche matin à 8h et fermeront à 18h avec des résultats attendus en soirée. Fort de son score triomphal du premier tour (45,36 % des suffrages exprimés), la liste Pè a Corsica (Pour la Corse) emmenée par l’autonomiste Gilles Simeoni et formée avec les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni est en position de conforter son score, notamment grâce au probable transfert de l’essentiel des 6,69 % des voix obtenues par le petit parti indépendantiste U Rinnovu au premier tour.

La coalition nationaliste espère avancer sur ses trois revendications-clés

Si le Rinnovu a refusé de négocier un rapprochement avec Pè a Corsica et n’a pas donné de consignes de vote, Paul-Felix Benedetti, sa tête de liste, s’est félicité au soir du premier tour que «les nationalistes dans leur globalité aient obtenu la majorité absolue ». Il a également dit qu’à titre personnel, il voterait pour eux. Pè a Corsica devrait également bénéficier de la prime au vainqueur prévue par ce scrutin à la proportionnelle, soit 11 sièges attribués à la liste arrivée en tête au second tour.

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Les trois autres listes en course pour ce second tour des territoriales sont arrivées loin derrière au premier tour : celle de la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni a obtenu 14,97 % des voix devant celle soutenue par Les Républicains emmenée par Valérie Bozzi (12,77 %) et celle du parti présidentiel d'Emmanuel Macron, la République en Marche, emmenée par Jean-Charles Orsucci (11,26 %).

Si la question de l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour, la coalition nationaliste espère bien pouvoir avancer en cas de victoire sur ses trois revendications-clés : amnistie pour les « prisonniers politiques », co-officialité de la langue corse et statut de résident, pour combattre, selon les nationalistes, la spéculation immobilière sur l’île de Beauté.