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Nantes: Manifestation en soutien aux mineurs étrangers isolés et aux personnes à la rue

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Le tribunal administratif a autorisé mardi leur expulsion des locaux universitaires où ils sont actuellement hébergés...
Des manifestants soutiennent les mineurs étrangers isolés et les personnes à la rue, à Nantes, le 9 décembre 2017.
Des manifestants soutiennent les mineurs étrangers isolés et les personnes à la rue, à Nantes, le 9 décembre 2017. - SIPA
Bérénice Dubuc

B.D. avec AFP

Environ 600 personnes, selon la police, ont manifesté ce samedi dans le calme à Nantes en soutien aux mineurs étrangers isolés dont le tribunal administratif a autorisé mardi l'expulsion des locaux universitaires, où ils sont actuellement hébergés.

«Et si c'était toi, par exemple», pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants, en référence à ces mineurs menacés de se retrouver à la rue. «Réquisition occupation» ou encore «Luttons contre l'isolement», pouvait-on lire encore sur de grandes banderoles.

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Violences attribuées à des groupes d'extrême droite

Dans des communiqués séparés, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ainsi que le Mrap, d'une part, les syndicats (CGT, CFDT, Solidaires, UNSA, notamment), d'autre part, ont dénoncé des violences les jours derniers contre les occupants (étudiants et mineurs isolés) attribuées à des groupes d'extrême droite.

«Halte aux discours de haine, halte aux violences de l'extrême droite» qui cherchent à dresser, les uns contre les autres, résidents français et résidents étrangers, écrivent en substance la LDH et le Mrap. «Il s'agit bien d'obtenir sans délai de la part des pouvoirs publics la création de places d'accueil permettant à toutes les personnes vivant dans la rue d'avoir un toit dans des conditions dignes», écrivent ces deux organisations.

Dans leur communiqué, les syndicats dénoncent également les «actes intolérables de l'extrême droite nantaise» et apportent leur soutien «aux mineurs étrangers isolés», ainsi qu'«à toutes les personnes précarisées et à la rue». Les syndicats considèrent également que «la présidence de l'université doit maintenir l'hébergement provisoire de ces mineurs, tant que les pouvoirs publics n'auront pas mis en place des solutions pérennes».

Le président de l'université demandera «l'appui des forces de l'ordre»

Après la décision du tribunal administratif, le président de l'université de Nantes, Olivier Laboux, a fait savoir dans un communiqué qu'il demanderait «l'appui des forces de l'ordre pour faire respecter cette décision de justice» si l'un des deux bâtiments occupés n'était pas «libéré dans les plus brefs délais».

Un collectif d'étudiants et de militants associatifs occupe depuis une quinzaine de jours plusieurs salles de cours de la faculté de lettres, ainsi que le château du Tertre, propriété de l'université. Il affirme y loger «une cinquantaine» de mineurs étrangers isolés afin d'attirer l'attention sur leur situation. Selon les syndicats, les salles occupées sont réservées «à des réceptions pour VIP». Le 19 novembre, 150 policiers avaient déjà évacué les militants et les migrants qui s'étaient installés dans l'ancienne école des Beaux-arts, bâtiment inoccupé appartenant à la ville de Nantes.

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