Un élève dans une classe d'école élémentaire
Un élève dans une classe d'école élémentaire — LODI Franck/SIPA

EDUCATION

Education: Le décrochage scolaire recule nettement en France depuis la fin des années 2000

La part des jeunes de 18 à 24 ans n'ayant pas suivi de formation au cours des quatre dernières semaines et n'étant pas diplômés est elle aussi en diminution...

Le nombre de jeunes sortis sans diplôme du système scolaire français est en baisse depuis plusieurs années, une « bonne nouvelle » selon le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco).

Si quelque 100.000 jeunes sortent encore chaque année du système éducatif français sans aucun diplôme, le décrochage scolaire recule nettement en France, comme en Europe, depuis la fin des années 2000. C’est le constat du Cnesco dans un rapport publié vendredi, qui a analysé différents indicateurs.

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13 % des sortants sans diplôme

Ainsi, le taux annuel de sortants français sans diplôme a baissé de trois points entre 2011 et 2015, pour atteindre 13 %. Autre indicateur : la part des jeunes de 18 à 24 ans n’ayant pas suivi de formation au cours des quatre dernières semaines et n’étant pas diplômés est elle aussi en diminution (12,8 % en 2007, 8,8 % en 2016).

C’est une « bonne nouvelle », a commenté Nathalie Mons, la présidente de cette instance indépendante d’évaluation.

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Politiques de prévention et d’intervention

Plusieurs enquêtes analysées par le Cnesco indiquent « un lien extrêmement fort entre le taux d’absentéisme à l’école » et le décrochage. Dans un établissement où l’absentéisme est élevé, le jeune court 1,5 fois plus le risque de « sécher » les cours.

Pour lutter contre le décrochage, les politiques publiques se sont beaucoup attachées à trouver des solutions aux jeunes ayant déjà décroché. Depuis une dizaine d’années, se développent aussi des politiques de prévention et d’intervention, pour les aider dès les premiers signes d’un possible décrochage. « Il faut aujourd’hui mettre l’accent sur ces politiques », préconise le Cnesco.

L’organisme recommande notamment de donner les moyens aux établissements « à risque » d’identifier les premiers signaux du décrochage et d’impliquer les familles dès qu’ils se manifestent.