Pas-de-Calais: Ouverture d'un troisième centre d'accueil pour migrants

IMMIGRATION Le centre d'accueil et d'évaluation des situations de Nédonchel va accueillir ses premiers occupants ce jeudi...

M.L. avec AFP

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La commune de Nédonchel, dans le Pas-de-Calais.
La commune de Nédonchel, dans le Pas-de-Calais. — 20 Minutes
  • Le centre d’accueil de Nédonchel doit ouvrir ce jeudi.
  • C’est le troisième dans la région des Hauts-de-France.
  • Une partie de la population du village est réticente.

C’est ce jeudi que va ouvrir un troisième centre d’accueil (CAES) pour les migrants dans le Pas-de-Calais, malgré les réticences de la population. Situé à Nédonchel, dans un ancien EHPAD, il est censé offrir aux migrants une évaluation rapide de leur situation.

Une soixantaine de personnes à terme

« Les premiers migrants doivent arriver jeudi. Ils monteront dans un bus à Calais qui les emmènera dans le CAES de Nédonchel, comme c’est le cas d’ordinaire pour les CAES de Croisilles et Troisvaux », a affirmé à l’AFP Marc Del Grande, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais. A terme, une soixantaine de migrants devraient y être accueillis.

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« La population n’était pas très favorable, mais il se passera à Nédonchel ce qu’il s’est passé lors de l’ouverture du CAES de Troisvaux : il y a toujours un effet de surprise et de l’inquiétude, et dès que les migrants arrivent et que la situation s’organise, les relations entre le CAES et la population se normalisent », assure Marc Del Grande, précisant que ce centre sera géré par l’association La Vie Active.

« Beaucoup de fantasmes » autour des migrants

Samedi matin, un rassemblement a eu lieu devant la mairie du village, réunissant une quarantaine de personnes, parmi lesquelles des sympathisants du Front national, a affirmé Isabelle Niewada, conseillère municipale opposée au projet.

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« Le centre est situé à côté d’une école, nous craignons pour la sécurité. Et nous n’avons pas de commerces, pas de bus, qu’est-ce qu’ils vont faire ces gens-là ? On a peur de devenir Calais », a-t-elle dit.

« Il y a beaucoup de fantasmes », autour de l’arrivée des migrants, « mais la réalité elle est claire, c’est qu’à Troisvaux, comme à Croisilles, ça s’est bien passé », tempère Guillaume Alexandre, directeur de La Vie Active.