Grève des éboueurs à Paris: Le mouvement sera reconduit ce mardi

CONTESTATION Les discussions entre la Ville de Paris et les représentants syndicaux sont au point mort…

20 Minutes avec AFP

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A Marseille, le 26 janvier 2015, au 5e jour de grève des éboueurs. (image d'illustration)
A Marseille, le 26 janvier 2015, au 5e jour de grève des éboueurs. (image d'illustration) — Mickaël Penverne / 20 Minutes

La grève d’une partie des éboueurs de Paris, qui demandent des augmentations de salaire, a été reconduite pour ce mardi alors que le mouvement a eu lundi un impact « moyen » sur la collecte, a-t-on appris de source syndicale et auprès de la Ville de Paris.

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La Ville « remet les discussions aux calendes grecques, fin janvier », a indiqué Régis Viéceli, secrétaire général de la CGT-FTDNEEA (Filière Traitement des Déchets Eaux Egouts Assainissement) à l’origine du mouvement.

« Toutes les ordures n’ont pas pu être collectées »

La « maire de Paris a donc clairement choisi de "pourrir" la situation des usagers par le biais d’une grève qu’elle aurait pu éviter en ouvrant simplement des négociations avec ceux qui les demandent », ajoute le syndicat dans un communiqué. Selon la Ville, quelque 900 personnes, soit 30 % de grévistes, ont suivi le mouvement dont l’impact est « moyen ».

« Comme à chaque grève, il y a un impact sur les Parisiens. Toutes les ordures n’ont pas pu être collectées. Nous suivons de très près la situation et mettons tout en œuvre pour assurer la continuité du service public. Les équipes font également leur maximum pour limiter cet impact, comme toujours en pareil cas », a indiqué la Ville en fin de journée.

Les forces de l’ordre ont débloqué trois sites ce lundi

Les éboueurs, mais également des égoutiers, fossoyeurs, agents techniques ou encadrants des directions de la propreté ou des espaces verts, ont suivi ce lundi le mouvement visant à demander l' « ouverture de négociations sur le déroulement de carrière » des agents et leurs points indiciaires.

Les grévistes ont bloqué dans la journée quatre garages de bennes sur six et trois usines de retraitement de déchets, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Romainville et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Ces trois derniers sites, ainsi qu’un garage, ont été débloqués dans l’après-midi par les forces de l’ordre