Notre-Dame-des-Landes: «Il ne peut pas y avoir de zone de non-droit», estime Benjamin Griveaux

AEROPORT Le porte-parole du gouvernement a été interrogé sur le dossier du transfert de l'aéroport ce dimanche matin...

20 Minutes avec AFP
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La ZAD de Notre Dame des Landes (illustration)
La ZAD de Notre Dame des Landes (illustration) — S.Salom Gomis/SIPA
  • Interrogé ce dimanche sur l'expulsion des zadistes de Notre-Dame-des-Landes, le porte-parole du gouvernement a mis en avant «un problème avec l'état de droit».
  • Il a renvoyé au 13 décembre, date à laquelle les médiateurs doivent remettre au gouvermenent leur rapport sur ce projet controversé.

Alors que le rapport des médiateurs sera rendu dans dix jours, quel sera le sort de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a déclaré dimanche au sujet du projet controversé d’aéroport qu'« il ne peut pas y avoir de zone de non-droit ». Mais aussi que « l’ordre public » est « un élément important » du dossier.

« Sur le terrain, en tout cas dans ce qu’il est convenu d’appeler la ZAD, à l’évidence, il y a un problème avec l’état de droit. Il ne peut pas y avoir en France de zone de non-droit », a déclaré Benjamin Griveaux (LREM) au Grand rendez-vous Europe1/Les Echos/CNews.



Décision imminente

Le rapport des médiateurs sur le transfert de l’aéroport doit être remis au Premier ministre le 13 décembre. La décision de l’exécutif interviendra « avant les fêtes », a affirmé le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot vendredi.

Comme on lui demandait si les zadistes devaient être expulsés, le porte-parole a répondu : « le rapport sera remis le 13 décembre. Attendons le 13 pour savoir s’il est possible d’avoir une solution différente de la réalisation de l’aéroport ou de l’annulation du projet. Le gouvernement tranchera sur la base de ce rapport ».

Répétant peu après qu’il n’y a « pas de zone de non-droit en France », Benjamin Griveaux a insisté sur une « chose importante : une médiation a été demandée parce qu’il faut pouvoir aussi respecter l’ordre public, et c’est un élément important dans ce dossier ».

« Une vraie difficulté »

Le patron de La République en marche, Christophe Castaner, a estimé vendredi que la ZAD, occupée par 200 à 300 opposants au projet serait « une vraie difficulté » et « fait partie des éléments » à prendre en compte.

Et Nicolas Hulot a estimé de son côté dans un entretien jeudi à L’Obs qu'« on a à Notre-Dame-des-Landes un problème d’ordre public. Certains en font abstraction dans leur raisonnement. Pas moi ! ». Une nouvelle manifestation des pro-aéroport a eu lieu samedi en centre-ville de Nantes.