Ardèche: Des militants de Greenpeace investissent une centrale pour pointer les failles de sécurité

INTRUSION Plusieurs militants se sont notamment suspendus à un des bâtiments du site…

20 Minutes avec AFP

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Des militants de Greenpeace s'étaient déjà introduits dans la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) en décembre 2011.
Des militants de Greenpeace s'étaient déjà introduits dans la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) en décembre 2011. — Philippe Desmazes afp.com

Plusieurs militants de Greenpeace se sont introduits ce mardi vers 6h20 sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche et certains se sont suspendus à un des bâtiments, a-t-on appris auprès de l’ONG de défense de l’environnement.

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« Nous voulons pointer du doigt les failles de sécurité des piscines d’entreposage du combustible usé qui sont conçues comme des bâtiments classiques avec une faible résistance. Il suffirait de faire un trou pour avoir un feu de combustibles », a expliqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire et qui est sur place.

« Ces bâtiments sont ceux qui contiennent le plus de radioactivité dans une centrale nucléaire, ils ne sont pas assez protégés face au risque d’attaques extérieures », ajoute l’ONG dans un communiqué.

Une vingtaine de militants divisés en trois équipes

Il y avait trois équipes, 22 militants au total, une première équipe qui est allée à la rencontre des gendarmes pour expliquer l’action et s’est fait interpeller, une autre est allée vers le réacteur numéro quatre et une troisième visait la piscine d’entreposage du combustible usé. Peu avant 8 heures, quatre militants étaient toujours suspendus le long de cette piscine, deux le long du mur à 12 mètres du sol, deux sur un fronton, a détaillé Yannick Rousselet​.

« Il y a bien eu une intrusion » de plusieurs personnes et certaines ont été interpellées, précise une source proche du dossier. Les gendarmes sont sur place et plus particulièrement un Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie (PSPG).