Grenoble: L'incendie du fablab la «Casemate» revendiqué sur un site anarchiste

ENQUETE « Nous nous sommes introduits dans la Casemate de Grenoble […] et nous l’avons saccagée […] puis nous l’avons allègrement enflammée », écrivent les auteurs du texte…

H. B. avec AFP

— 

Illustration d'un camion de pompiers.
Illustration d'un camion de pompiers. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

« Nous l’avons saccagée ». L’incendie volontaire qui a dévasté le centre de culture scientifique la « Casemate » à Grenoble, dans la nuit de lundi à mardi, a été revendiqué vendredi sur un site internet proche des milieux anarcho-libertaires. « C’est une revendication crédible », a estimé le procureur de la République à Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

Intitulé « Grenoble technopole apaisée ? », le texte non signé d’une soixantaine de lignes est apparu vendredi en fin d’après-midi sur Indymedia Grenoble, le même site sur lequel avaient été revendiqués les incendies dans la caserne du groupement de gendarmerie de l’Isère à Grenoble, le 21 septembre, et dans l’enceinte de la gendarmerie de Meylan (Isère), le 26 octobre.

Une « institution notoirement néfaste par sa diffusion de la culture numérique »

« Nous nous sommes introduits dans la casemate de Grenoble (…) et nous l’avons saccagée […] puis nous l’avons allègrement enflammée », écrivent les auteurs du texte qui dénoncent une « institution notoirement néfaste par sa diffusion de la culture numérique ». « Cette dernière nuit nous brûlions la casemate, demain ce sera autre chose et nos vies seront trop courtes, qu’on soit en taule ou à l’air libre, pour que tout ce que nous haïssons se consume », conclut le texte.

>> A lire aussi : Qu’est-ce qu’Indymedia, «l’agence de presse de l’extrême gauche»?

Le feu s’était déclaré peu après 2h du matin à l’étage du Centre de Culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) de Grenoble, baptisé la « Casemate », et avait ravagé une grande partie du bâtiment. Une enquête est en cours, menée conjointement par la police judiciaire et la sûreté départementale.

Les incendies volontaires de ces dernières semaines se sont ajoutés à une série d’attaques contre des institutions publiques dans la région revendiquées par la mouvance anarcho-libertaire, traditionnellement très implantée à Grenoble.