Suicides chez les policiers: La prévention au cœur des échanges, mais pas de nouvelles mesures

SECURITE Un nouveau point sur ce sujet sensible est prévu entre le ministre et les organisations d’ici à la fin du premier trimestre 2018...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un policier à Paris.
Illustration d'un policier à Paris. — Yann Bohac/SIPA

Le ministère de l’Intérieur et les organisations représentatives des personnels ont convenu ce vendredi de poursuivre les efforts pour la prévention des suicides chez les forces de l’ordre qui ont connu un pic début novembre, sans pour autant dévoiler de nouvelles mesures. Un nouveau point sur ce sujet sensible est prévu entre le ministre et les organisations d’ici à la fin du premier trimestre 2018, a indiqué l’Intérieur dans un communiqué.

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« Développer la vigilance collective, mieux prendre en compte les tentatives de suicide, s’assurer du maintien du contact avec les fonctionnaires et militaires éloignés du service ou encore améliorer les réponses dans l’urgence »… Telles sont les pistes abordées lors de la réunion qui s’est déroulée place Beauvau, entre le ministre Gérard Collomb, les syndicats policiers et les représentants du conseil de la fonction militaire de la Gendarmerie nationale, détaille le communiqué.

« L’importance du management » et l’impératif « d’écoute »

Gérard Collomb a par ailleurs « insisté sur l’importance du management et sur les qualités des relations interpersonnelles qui doivent favoriser la cohésion des équipes quotidiennement confrontées à des situations complexes et violentes ». « Le ministre a redit qu’il n’était pas question de revenir sur le principe d’un armement hors service », a précisé le directeur général de la police nationale (DGPN), Éric Morvan.

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Cependant il faut pouvoir « discuter » de la question de l’arme, « dans un certain nombre de circonstances particulières et sans stigmatisation », car c’est un « facteur facilitant », a convenu le patron des policiers qui a également souligné l’importance du travail de cohésion et de la médecine préventive. Le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN) a pour sa part insisté sur l’impératif « d’écoute » des personnels de la part « du commandement, des chefs et aussi des représentants du personnel », « pour capter tous les signaux faibles ».

Les syndicats ont quant à eux salué « un bilan particulièrement objectif », un « constat partagé » mais ont insisté sur la dégradation des conditions et la question du temps de travail des policiers.