Fichage des intérimaires à Leroy-Merlin: La CGT va déposer deux plaintes

VALENCE Une première plainte devrait viser les insultes, une seconde le recours « abusif » à l’intérim...

Marion Pignot

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Vitry sur Seine le 29 septembre 2013. Magasin de bricolage Leroy Merlin ouvert le dimanche malgre l'interdiction judiciaire.
Vitry sur Seine le 29 septembre 2013. Magasin de bricolage Leroy Merlin ouvert le dimanche malgre l'interdiction judiciaire. — A. Gelebart / 20 Minutes

« Vicieux », « beurk », « branleur » ou encore « mou du genou », « boulet » voire « big big boulet »… Ces commentaires étaient indiqués dans un fichier « sauvage » des intérimaires mis en place à la plateforme logistique Leroy-Merlin de Valence (Drôme). Le fichier avait  créé la polémique en octobre dernier et la CGT vient de faire savoir qu’elle allait déposer deux plaintes contre Leroy Merlin.

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Une première plainte devrait viser les insultes, une seconde le recours « abusif » à l’intérim, selon la CGT qui assure que cette situation « perdurait depuis sept ans ».

« La réponse apportée par la direction du groupe n’est pas acceptable »

Selon France Bleu Drôme-Ardèche, le syndicat a choisi de porter l’affaire en justice, estimant « que la réponse apportée par la direction du groupe n’était pas acceptable ». Les chefs de service qui ont reconnu avoir écrit ces insultes dans le fichier Excel travailleraient toujours dans l’entrepôt de Valence.

« Ce qui est dramatique, c’est que non seulement ils sont en place, […] et qu’ils n’adressent aucune excuse à l’ensemble du personnel mais qu’en plus de ça, ils ont le sourire large, le smiley, quand ils traînent sur la plateforme », a précisé Karim Bacheri, delégué central CGT du groupe Leroy Merlin.

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Le groupe avait assuré que cette pratique était « inacceptable »

La CGT a distribué ce jeudi après-midi des tracts aux salariés afin de les tenir au courant de cette future action en justice. Face aux menaces de plaintes, Leroy Merlin n’aurait de son côté pas souhaité faire de commentaire.

Peu après la publication des fichiers, le groupe avait assuré que cette pratique était « inacceptable » et qu’elle ne correspondait pas à « la politique de la maison en matière de ressources humaines ». Selon France 3 Rhône-Alpes, la direction avait alors confié avoir commandité « une enquête interne pour connaître l’origine de ce fichage ».