Nord: C’est promis, il y aura davantage de places dans les crèches

ENFANCE Plusieurs institutions nordistes allient leurs forces pour tenter d’améliorer l’aide à la parentalité et à la petite enfance…

Gilles Durand

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Illustration d'une crèche, à Lyon.
Illustration d'une crèche, à Lyon. — E. Frisullo / 20 Minutes
  • La CAF, la préfecture, le Conseil départemental ou encore la Mutualité sociale agricole travaillent ensemble pour l’aide à la parentalité et à la petite enfance.
  • Des constructions de crèches sont au programme dans les années à venir.
  • Le bilan de santé de la protection maternelle infantile se fera désormais à 2 ans au lieu de 4.

Aider la parentalité et la petite enfance. A l’occasion d’un colloque baptisé « Devenir parent, ça se prépare », un schéma départemental des services aux familles a été officiellement lancé dans le Nord.

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La CAF, la préfecture, le Département, la Mutualité sociale agricole, entre autres, ont présenté un plan d’actions en commun qui doit permettre de réduire les inégalités territoriales et sociales dans un département qui voit naître environ 36.000 enfants par an. Tour d’horizon des principales mesures.

Davantage de crèches. Finies les inscriptions d’enfants en crèches avant leur naissance ? Le conseil départemental a voté, en octobre, un budget pour la création de structures d’accueil comme les haltes garderies ou les crèches. L’investissement reste modeste, 2 millions d’euros, mais il a le mérite d’exister. « Une aide de 1.500 euros pour la création de maisons d’assistante maternelle est aussi prévue », précise Doriane Bécue, vice-présidente (LR) chargé de l’Enfance au Département.

Améliorer la prévention chez les enfants. A partir de 2018, le bilan de santé proposé jusque-là à 4 ans par la protection maternelle et infantile (PMI), sera effectué à l’âge de 2 ans. « Un dépistage plus précoce permettra de repérer plus efficacement les difficultés chez un enfant », note Doriane Bécue.

Illustration d'un bilan de santé chez un enfant.
Illustration d'un bilan de santé chez un enfant. - Superstock / SIPA

Les parents ne sont pas oubliés. Des opérations type « café des parents » seront menées autour de la nutrition ou du lien avec l’enfant un peu partout afin d’accompagner et aider les parents sur ces sujets. Des «  Maisons des parents » pourraient également voir le jour avec le soutien de la PMI. « L’accompagnement à la parentalité est un investissement primordial, assure Luc Grard, directeur de la CAF du Nord. Ça ne coûte pas cher : on l’estime à 25 euros par an et par personne. Et ça évite. »