Bretagne: Universités et grandes écoles s'engagent contre le harcèlement sexuel

EDUCATION Une charte contre les violences sexuelles a été signée lundi...

C.A.

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Illustration de l'université Rennes 2, ici le campus de Villejean.
Illustration de l'université Rennes 2, ici le campus de Villejean. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Le document illustre la volonté de « travailler ensemble ». Lundi, quatre universités bretonnes dont les deux facs de Rennes, et six grandes écoles de la région, ont signé une charte d’engagement à la lutte contre le harcèlement et les agressions sexuelles. L’actualité autour de l’affaire Weinstein et de l’émergence du hashtag #balancetonporc donne évidemment une résonance particulière à ces bonnes intentions.

« Le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est pas épargné par les violences sexistes et sexuelles », rappellent les responsables des établissements dans leur lettre d’engagement. Cette charte n’a pas été signée sous la pression de l’actualité mais dans le cadre de la semaine régionale d’action contre les violences sexistes et sexuelles.

Des cas avérés à Rennes 2

Dans certains établissements, des cellules de soutien ont déjà été créées, afin de venir en aide aux potentielles victimes. C’est le cas à l’université Rennes 2, où un enseignant avait été sanctionné l’an dernier, avant qu’un autre soit mis en examen pour viol. Plusieurs syndicats avaient accusé la fac « d’étouffer ces affaires », ce que la direction avait fermement démenti.

Pour répondre à ces critiques, les établissements s’engagent notamment à établir « un bilan anonyme des signalements pour harcèlement ou violences sexuelles ». Cet engagement commun permettra aussi de mieux former les personnels « pour détecter les signes ». Associé à cette démarche, le rectorat entend informer les lycéens.