La région Ile-de-France va faire construire 1.000 logements dans des lycées

INFO «20 MINUTES» Propriétaire de lycées, la région Ile-de-France va céder une partie du foncier de cinq établissements pour favoriser la construction de nouveaux logements…

Floréal Hernandez

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Le conseil régional d'Ile-de-France. (Archives)
Le conseil régional d'Ile-de-France. (Archives) — LIONEL BONAVENTURE / AFP
  • En Ile-de-France, on dénombre 471 lycées dont 233 sont propriétés de la région.
  • 1.000 logements sociaux, intermédiaires ou d’accession à la propriété seront construits sur les terrains « détachables » de cinq lycées franciliens.

Prêt à retourner au lycée pour y vivre ? On ne parle pas d’une chambre en internat mais bel et bien de vivre dans un immeuble construit sur le terrain d’un lycée. Cette idée est portée par la région Ile-de-France pour « encourager fortement l’offre de nouveaux logements afin d’en diminuer le prix », explique la convention qui va être soumise au vote jeudi matin lors de l’assemblée plénière du conseil régional et auquel 20 Minutes a eu accès.

Plus de 14.000 m2 cédés

Ainsi cinq lycées – Clémenceau à Champagne-sur-Seine et Léonard-de-Vinci à Melun en Seine-et-Marne ; Simone-Weil à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines ; Jacques-Prévert à Taverny et Camille-Claudel à Vauréal dans le Val-d’Oise – vont céder des terrains non nécessaires à l’activité éducative à l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France (EPFIF). Sur ces 14.049 m2, 1.000 logements doivent être construits.

« Pour construire des logements, on a besoin de trouver du foncier, la région montre l’exemple en cédant du foncier dont elle est propriétaire », annonce Geoffroy Didier, vice-président de la région Ile-de-France en charge du logement, qui rappelle que la région accueille 60.000 nouveaux habitants chaque année. Sur les 471 lycées franciliens, 233 sont propriétés de la région. Après les cinq lycées pilotes, plusieurs dizaines d’autres sites franciliens vont être mobilisés dans les prochains mois pour trouver du foncier à bâtir.

Des terrains déjà bien desservis

Sur ces terrains dits « détachables » des établissements scolaires et rachetés par l’EPFIF – dont le montant de l’intervention a été plafonné à 35 millions d’euros –, des logements sociaux, intermédiaires et d’accession à la propriété seront construits par des promoteurs. Des espaces de coworking, des commerces, des bureaux pour des start-up, etc. pourront investir les rez-de-chaussée de ces immeubles en fonction des nécessités locales. « Tout se fait avec l’aval du maire et selon les besoins de la commune, annonce Geoffroy Didier. Mais aussi dans le respect de la loi SRU sur le logement social et en fonction d’un cahier des charges avec des normes de qualités environnementales et architecturales. »

L’avantage de ces terrains est que « ce sont souvent des endroits stratégiques », souligne le vice-président de la région Ile-de-France. A Taverny, le lycée Jacques-Prévert est « bien desservi par les bus et à un ou deux kilomètres de la gare RER Montigny-Beauchamp », indique-t-on à la mairie, qui s’est portée candidate pour ce projet régional mais qui ignorait le vote au conseil régional jeudi. Autour de l’établissement, on trouve « le stade de rugby, un théâtre municipal, une médiathèque, un collège, un gymnase… »

Trouver des parcelles libres se révèle être « un travail d’orfèvre, note Geoffroy Didier. Et il est plus facile de trouver un terrain en grande couronne que dans Paris où l’espace est plus contraint. » La région assure que l’argent des ventes de terrain sera réinvesti dans la rénovation des lycées.