Agression sexuelle et harcèlement: Un chercheur du CNRS révoqué à Marseille

#METOO Il est accusé d'avoir agressé sexuellement une femme en 2015 et d'en avoir harcelé une autre «depuis plusieurs années»...

J.S.-M. avec AFP

— 

Il exerçait au sein d'un laboratoire rattaché à l'IHU, à l'université La Timone.
Il exerçait au sein d'un laboratoire rattaché à l'IHU, à l'université La Timone. — P. Magnien / 20 Minutes
  • Un directeur de recherche du CNRS qui exerçait à Marseille a été révoqué de la fonction publique.
  • Une ingénieure d'étude et une étudiante en thèse l'accusent d'attouchements sexuels et d'harcèlement.

C’est une sanction très rare : un directeur de recherche du CRNS a été révoqué de la fonction publique, rapportent l' AFP et le site d’info  Marsactu. Il est accusé d’agression et de harcèlement sexuel. Il exerçait au sein d’un laboratoire rattaché à l’Institut hospitalo-universitaire d’infectiologie de Marseille.

>> A lire aussi : Comment les victimes de violences sexuelles sont-elles prises en charge par les forces de l'ordre?

Deux femmes, une ingénieure d’étude et une étudiante en thèse, l’accusent pour l’une de l’avoir agressée en 2015 et pour l’autre de harcèlement depuis « plusieurs années », a précisé Cédric Bottero, co-secrétaire général CGT Ferc Sup de l’Université d’Aix-Marseille.

« Il est 4 heures, c’est l’heure de ma pipe, qui est-ce qui s’y colle ? »

Dans sa décision, le CNRS évoque « des agissements de harcèlement sexuel » et « des faits d’attouchements sexuels » dans le cas d’une des deux femmes, une « jeune étudiante étrangère » placée sous la responsabilité du directeur de recherche en question. Il explique aussi qu’il a « tenu de manière répétée des propos à connotation sexuelle, blagues à caractère sexuel, remarques sexistes, et adopté un comportement déplacé à l’égard de certains personnels du laboratoire », notamment féminin.

Marsactu indique que selon des témoins, il avait l’habitude de lancer : « Il est 4 heures, c’est l’heure de ma pipe, qui est-ce qui s’y colle ? »

Insultes et pressions

« Il ressort des témoignages recueillis et entretiens menés par la délégation […] du CNRS que le directeur de recherche a eu, à l’égard des deux plaignantes, un comportement dénigrant et oppressant caractérisé notamment par des critiques répétées sur leur activité y compris devant des collègues, des insultes et des pressions », poursuit encore le président du CNRS Alain Fuchs dans cette décision.

>> A lire aussi : Hausse de 30% des plaintes pour violences sexuelles en zone gendarmerie en octobre

Selon leur représentant syndical, les deux victimes ont porté plainte durant l’été. Le directeur de recherche avait été mis à pied début septembre.