Les plaintes pour violences sexuelles en hausse de 23% en octobre en zone police

AUGMENTATION Les plaintes déposées pour violences sexuelles dénoncent notamment des faits de harcèlement sexuel, d'agression sexuelle et de viol...

20 Minutes avec AFP

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Une manifestation #metoo a lieu dimanche à Toulouse contre les violences et agressions sexistes.
Une manifestation #metoo a lieu dimanche à Toulouse contre les violences et agressions sexistes. — KONRAD K./SIPA

Les plaintes pour violences sexuelles déposées en zone police ont augmenté en octobre de 23 % par rapport à la même période de l’année précédente, a appris lundi l’AFP auprès du ministère de l’Intérieur.

Dans le sillage de l’onde de choc mondiale provoquée par la révélation début octobre de l’affaire Weinstein, ce producteur américain accusé par une centaine de femmes de harcèlement sexuel, le nombre de ces plaintes en France  a augmenté de 30 % en zone gendarmerie (+360 faits) et de 23 % (+445 faits) en zone police, selon un décompte fourni par la place Beauvau.

Les plaintes déposées pour violences sexuelles dénoncent notamment des faits de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle et de viol.

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Libération de la parole

Dans la foulée de l’appel viral #balancetonporc ou #metoo visant à dénoncer sur les réseaux sociaux, harcèlement et agressions sexuelles, la libération de la parole a eu « clairement un effet » sur le nombre de plaintes déposées dans les services de police et de gendarmerie, selon une source au sein du ministère de l’Intérieur. « Il est évident que ce n’est pas une hausse des faits mais des déclarations. La parole s’est libérée, c’est indéniable », estime Maryse Jaspard, socio-démographe, qui a coordonné la première Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff) réalisée en 2000.

Il y a « un vrai phénomène lié à la médiatisation, aux réseaux sociaux », qui pousse des personnes à témoigner alors qu’elles n’avaient pas osé le faire « jusque-là », observe Maryse Jaspard qui ne se dit guère étonnée par le taux d’augmentation, dans la mesure où peu de femmes victimes osaient se manifester.

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Seules 10 % des victimes de viol portent plainte, et à peine 1 % des violeurs sont condamnés, selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Selon la secrétaire d’Etat à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, le président Emmanuel Macron s’exprimera au sujet des violences sexuelles le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.