Belloubet envisage des pré-plaintes en ligne pour les victimes de violences sexuelles

JUSTICE De chez elle, la victime « pourrait déposer (une pré-plainte) sans avoir la nécessité d’aller au commissariat », a expliqué la ministre…

20 Minutes avec AFP
— 
La ministre de la Justice Nicole Belloubet
La ministre de la Justice Nicole Belloubet — Jacques Witt/SIPA

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a déclaré ce lundi sur RTL qu’elle réfléchissait à la mise en place de pré-plaintes en ligne pour les victimes de violences sexuelles.

« La justice est prête à faire face » à cette hausse de plaintes, a assuré Nicole Belloubet, alors que les plaintes pour violences sexuelles déposées en zone gendarmerie ont augmenté en octobre de 30 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Des pré-plaintes déjà possibles pour les atteintes aux biens

La ministre envisage de lancer des « pré-plaintes en ligne ». « Cela existe pour les atteintes aux biens. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas le faire dans ce cadre-là », a-t-elle déclaré.

>> A lire aussi : «Tu m'aimes, tu me respectes»: La campagne contre les violences sexuelles pour les 15-18 ans

De chez elle, la victime « pourrait déposer (une pré-plainte) sans avoir la nécessité d’aller au commissariat », a expliqué la ministre.

Une expérience en hôpital envisagée

Par ailleurs, Nicole Belloubet a évoqué une expérience dans les hôpitaux « qui consiste à prélever les preuves de violence sexuelle sans que la plainte ait été déposée ». « Ensuite, la victime peut décider si elle porte plainte ».

>> A lire aussi : Hausse de 30% des plaintes pour violences sexuelles en zone gendarmerie en octobre

« Mon souci, c’est que les victimes aillent porter plainte et que nous puissions avoir le maximum de preuves », a déclaré la ministre.

Par ailleurs, un travail sur l’écoute des victimes va être conduit, a-t-elle promis. Il s’agirait par exemple de ne « pas mettre la victime systématiquement face à son agresseur à plusieurs reprises pendant l’enquête ».