Retour des djihadistes français: «On est face à des gens qui sont plus déçus que repentis», estime Molins

TERRORISME « Il faut se départir de toute naïveté », a également déclaré le procureur de Paris…

H. B. avec AFP

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François Molins, procureur de la République de Paris.
François Molins, procureur de la République de Paris. — THOMAS SAMSON / AFP

Aucune indulgence pour les « revenants ». Le procureur de Paris François Molins a mis en garde ce vendredi contre « toute naïveté » au sujet du retour des femmes et enfants de djihadistes français en zone irako-syrienne, jugeant « pragmatique » l’examen « au cas par cas » de leur dossier préconisé par Emmanuel Macron.

« Il faut se départir de toute naïveté » concernant les djihadistes et les membres de leur famille dans les zones de combat irako-syrienne, a souligné sur Franceinfo François Molins, à la tête du parquet antiterroriste.

« Je n’ai pas perçu véritablement de regret dans ce que j’ai entendu »

Au retour de certains, « je n’ai pas perçu véritablement de regret dans ce que j’ai entendu », a-t-il ajouté, estimant que de manière générale « on est face à des gens qui sont plus déçus que repentis », a-t-il ajouté.

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Interrogé mercredi sur l’épineuse question des « revenants », Emmanuel Macron avait relevé que « cela dépend à chaque fois des pays et des situations », provoquant l’inquiétude de leurs familles qui exhortent l’Etat français à les rapatrier pour ne pas en faire « des bombes à retardement ».

« Ils ne sont pas allés là-bas par hasard, faire du tourisme »

« Ceux qui ont combattu ou qui sont présents dans la zone, que cela soit à Raqqa, à Mossoul ou ailleurs, ne sont pas allés là-bas par hasard, faire du tourisme », a par ailleurs déclaré sur Europe 1 le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. « Ils savaient vraiment ce pourquoi ils se rendaient sur place, c’est-à-dire pour combattre avec Daesh. Donc ce sont des ennemis, ils ont combattu la France. »

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D’après les estimations des services de renseignement, 690 djihadistes français se trouvent actuellement en Irak et en Syrie, dont 295 femmes et 28 mineurs de plus de 15 ans. « Certains ont été formés au maniement des armes (et) dans le même temps les appels au djihad s’adressent aussi aux femmes et aux mineurs », a rappelé François Molins. Il a aussi rappelé que toutes les personnes identifiées comme étant parties sur zone font l’objet d’une procédure judiciaire.