Un suspect interpellé un an après la découverte d’une inconnue tuée et défigurée dans le Jura

FAITS DIVERS La jeune femme au visage défiguré par les coups avait été découverte par des bûcherons dans le Jura en décembre 2016…

V.V.

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Reconstitution faciale de la victime tuée et défigurée découverte dans le Jura en décembre 2016.
Reconstitution faciale de la victime tuée et défigurée découverte dans le Jura en décembre 2016. — Handout / GENDARMERIE NATIONALE / AFP
  • Le cadavre d’une jeune femme défigurée avait été découvert en décembre 2016.
  • Originaire du Doubs, un homme a été arrêté mardi pour ce meurtre.
  • Selon nos informations, il aurait été confondu par son ADN.

Une cellule permanente d’enquête de six gendarmes. Près de 800 dossiers de disparitions inquiétantes repassées au crible. Une coopération avec la Suisse. Près d’un an après la découverte du corps d’une jeune femme défigurée par les coups dans le Jura, les gendarmes semblent enfin en passe de résoudre l’affaire.

Arrêté mardi, un homme d’une trentaine d’année originaire du Doubs était, ce jeudi, en cours de présentation au tribunal de Besançon, en vue de sa mise en examen pour « meurtre ». Découverte par des bûcherons le 15 décembre 2016 dans un coin reculé de la forêt du Frasnois, à proximité des célèbres cascades du Hérisson, la jeune femme était, selon nos informations, une prostituée roumaine qui séjournait en Suisse, non loin de Lausanne.

Les os du visage et les dents étaient brisés

Son cadavre présentait 26 coups de couteau au niveau du flanc et des cervicales, dont aucun n’avait été mortel. Pour les enquêteurs,ils étaient plutôt destinés à « faire souffrir », avait indiqué, lors de la découverte de son corps, le procureur de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon.

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D’après les expertises médico-légales, le décès avait été causé par les multiples coups portés au visage, dont les os et les dents étaient brisés. Pour tenter d’identifier la victime, l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale avait dû effectuer une reconstitution faciale. Mais le portrait-robot établi à partir de cette méthode n’avait pas permis d’en savoir plus pendant de longs mois.

C’est finalement un « travail minutieux de coopération avec les autorités suisses » qui a permis d’identifier la victime, puis son meurtrier présumé. Selon nos informations, ce dernier aurait finalement été confondu par son ADN découvert sur le corps de la victime.