VIDÉO. Affaire Mercier: Des perquisitions menées au Conseil départemental du Rhône

JUSTICE L'ancien président du Conseil général du Rhône et ancien Garde des Sceaux, Michel Mercier est soupçonné de détournements de fonds publics pour avoir employé sa fille au Sénat...

C.G. avec AFP

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Des perquisitions ont été menées au conseil général du Rhône, qui a été président par Michel Mercier.
Des perquisitions ont été menées au conseil général du Rhône, qui a été président par Michel Mercier. — FAYOLLE / SIPA
  • Des perquisitions ont été menées mardi au Conseil général du Rhône, qui a été présidé par Michel Mercier.
  • L'ancien Garde des Sceaux est soupçonné de détournements de fonds publics pour avoir employé sa fille au Sénat.
  • Cette dernière, censée travailler à Paris, résidait à Londres et n'aurait jamais fourni aucune preuve réelle de son travail. 

L’ex-Garde des Sceaux, Michel Mercier a-t-il employé illégalement ses deux filles ? C’est ce que cherchent à savoir les enquêteurs. Des perquisitions ont été menées mardi dans les locaux du Conseil départemental du Rhône, qu’a présidé l’ancien sénateur de 1990 à 2013.

Une dizaine de policiers de l’Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) se sont déplacés à Lyon, selon plusieurs sources proches du dossier, confirmant une information du site local d’informations saladelyonnaise.com. Ils savaient exactement qui ils souhaitaient interroger et quels documents ils recherchaient, selon une autre source.

Une enquête préliminaire ouverte en août

Les enquêteursavaient déjà procédé en août à des perquisitions au Sénat, au domicile de l’ex-Garde des Sceaux et à son bureau lyonnais, en plus d’entendre l’homme politique, sa femme et ses deux filles.

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A la suite de révélations du Canard enchaîné, une enquête préliminaire avait été ouverte le 2 août par le parquet national financier (PNF). Les enquêteurs se sont intéressés principalement à Delphine Mercier, qui a été l’attaché parlementaire de son père au Sénat à mi-temps, d’août 2012 à avril 2014, alors qu’elle résidait à Londres. Cette dernière n’aurait d’ailleurs fourni aucune preuve réelle de son travail.

Un poste de stagiaire rémunéré ?

Autre fait révélé par Les Potins d’Angèle : en 1999, la jeune femme, alors étudiante à l’école du Louvre, avait signé un contrat pour travailler l’été au Conseil général du Rhône. Un travail rémunéré 5.000 francs par mois. Or à la même période, la fille du président avait également paraphé cette fois une convention de stage pour intégrer le musée gallo-romain de Fourvière, qui dépendait alors du département. La convention stipulait clairement qu’il était « interdit de verser un salaire à un stagiaire ».

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L’autre fille de Michel Mercier, Véronique Mercier, a suivi de près la carrière de son père de 2003 à 2012. Le fils de Michel Mercier a été employé au Conseil départemental du Rhône et son épouse a été sa collaboratrice locale au cours de ses différents mandats.

Cette affaire a conduit Michel Mercier à renoncer à intégrer le Conseil constitutionnel. Il a également quitté son poste de sénateur et celui de maire de sa ville natale de Thizy (Rhône), et n’exerce plus que deux petits mandats locaux.