VIDEO. Glyphosate: La France ne votera pas d'autorisation supérieure à trois ans

UNION EUROPEENNE La Commission va soumettre ce jeudi au vote des 28 Etats membres de l’UE une nouvelle proposition de prolongation de la licence cet herbicide controversé…

H. B. avec AFP

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Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale le 10 octobre 2017.
Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale le 10 octobre 2017. — B.Guay/AFP

Nicolas Hulot l’a une nouvelle fois réaffirmé. La France ne votera pas de prolongation de plus de trois ans de la licence d’utilisation de l’herbicide controversé glyphosate au niveau européen, a martelé ce mercredi le ministre de la Transition Ecologique  sur RMC et BFMTV.

« La France est sur une position de trois ans », a indiqué le ministre, et si la proposition est différente, comme celle qu’a prévu de proposer la Commission européenne jeudi, « on votera contre », a-t-il indiqué.

« On est dans un objectif de sortie, et pas simplement de reconduction »

La Commission va soumettre ce jeudi au vote des 28 Etats membres de l’UE une nouvelle proposition de prolongation de sa licence d’utilisation pour une durée réduite. Elle devrait être de cinq ans, avait indiqué fin octobre une porte-parole de la Commission. « Le grand changement c’est qu’on est dans un objectif de sortie, et pas simplement de reconduction. […] La France est en pointe sur ce sujet-là », a souligné Nicolas Hulot. «  Pendant ces trois ans, on va pouvoir travailler pour faire émerger les alternatives ».

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« Je comprends l’inquiétude des agriculteurs qui sont un peu accablés par toutes les contraintes qu’on leur pose : on va faire ça le plus humainement et rationnellement possible », a souligné le ministre.

« La France a la position la plus ferme ! »

Nicolas Hulot s’est également agacé des propos tenus la veille par l’ex-ministre Ségolène Royal. « Elle me demande de rester ferme : mais qu’est-ce que je fais depuis des semaines ? », s’est-il étonné sur BFMTV. « Je passe mon temps au téléphone avec mes homologues européens. La France a la position la plus ferme ! Merci du conseil mais je n’en ai pas besoin pour être ferme. Je ne fais aucune concession sur la santé », a expliqué le ministre.

Ce mardi, l’ancienne ministre avait appelé son successeur à « rester ferme » sur la question du renouvellement du glyphosate.