Aulnay-sous-Bois: Un collectif d'habitants reçoit le soutien de zadistes de Notre-Dame-des-Landes

SOCIETE Des liens se sont créés entre un mouvement citoyen et certains occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes...

J.U.
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La Zad sur le site de Notre-Dame-des-Landes, le 5 janvier 2016
La Zad sur le site de Notre-Dame-des-Landes, le 5 janvier 2016 — LOIC VENANCE AFP

Du soutien, voire de l’amitié. Depuis plusieurs mois, des liens se tissent entre deux mondes qui semblent pourtant totalement opposés. A Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, un collectif d’habitants reçoit en effet régulièrement la visite… de zadistes de Notre-Dame-des-Landes, et réciproquement. Ces militants opposés au transfert de l’aéroport, qui occupent la zone humide où doit être réalisé le projet, ont encore fait le déplacement pendant les vacances de la Toussaint, comme l’a constaté le site Internet Streetpress.



Le jeune collectif qu’ils soutiennent, La Révolution en marche, se présente comme un mouvement citoyen né à Aulnay-sous-Bois et désormais implanté dans d’autres villes d’Ile-de-France. Parmi ses récents combats : empêcher la destruction d’une galerie commerciale du quartier de la Rose-des-vents mais aussi obtenir des réponses sur la mort de Yacine, en septembre dernier.

Répression policière et violences d’Etat

Des zadistes avaient annoncé dès le mois de mai leur soutien au leader du mouvement, Hadama Traoré ainsi qu'« aux personnes qui s’organisent et résistent à Aulnay face à la répression policière et aux violences d’Etat ». Des rencontres se sont organisées depuis, faisant émerger des points communs. « Ils vivent dans leur forêt et nous dans notre cité mais ils ne votent pas, on ne vote pas non plus », explique à Streetpress Hadama Traoré, le fondateur du mouvement. ​



Plusieurs projets sont en cours à Aulnay, marquée par l’affaire Théo, comme la construction d’une ferme pédagogique ou d’un potager, rapporte Streetpress. A Notre-Dame-des-Landes, où plusieurs centaines de zadistes vivent sur la zone, la situation est pour l’instant au point mort. Le gouvernement s’est engagé à trancher le dossier d’ici la fin de l’année, à l’issue d’un processus de médiation encore en cours.