Grippe aviaire: Les volailles «Label rouge» et de «plein air» pourront rester confinées

ELEVAGE Face au spectre de la grippe aviaire, la loi permet d’enfermer poules, poulets, canards ou oies, réputés élevés en liberté…

20 Minutes avec agences

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Avec le risque de grippe aviaire, les volailles Label rouge ou élevées en plein air peuvent être confinées.
Avec le risque de grippe aviaire, les volailles Label rouge ou élevées en plein air peuvent être confinées. — Rogelio V. Solis/AP/SIPA

L’urgence sanitaire conduit parfois à des incongruités. Ainsi, les volailles dites élevées en « plein air », tout comme celles bénéficiant d’un « Label rouge », pourront désormais être claquemurées dans des bâtiments ou des enclos réduits pour les protéger de la grippe aviaire.

Applicable tant que le risque est modéré ou élevé

Deux arrêtés, datés du 25 octobre et publiés au Journal officiel dimanche, autorisent les éleveurs de volailles estampillés de ces labels et situés dans des communes exposées à un risque d’épidémie de grippe aviaire, à confiner leurs animaux jusqu’à la fin mai.

Les textes instaurent une modification temporaire des conditions de production applicable tant que le niveau de risque est « qualifié d’élevé pour tout ou partie du territoire ou de modéré dans les zones à risque particulier ».

Accès à l’extérieur réglementé

Le premier arrêté autorise les élevages à conserver « à l’intérieur du bâtiment d’élevage jusqu’à l’abattage », leurs « volailles fermières de chair ». La surface minimale de parcours ou de volière dévolue aux volatiles pourra être réduite tant que ce parcours n’est pas « inférieur ou égal à une fois la surface du bâtiment » d’élevage.

La dérogation est identique pour les volailles commercialisées avec la mention « poules fermières élevées en plein air ou en liberté » et celles produisant des œufs « de poules élevées en plein air » Label rouge.

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Parcours réduit pour les canards et oies

S’agissant des canards et des oies soumis au gavage, ils pourront être maintenus dans les bâtiments ou voir leur parcours réduit à une surface minimale allant de 1,5 à 2,5 m carré par canard, et 5 m carré par oie. Le second arrêté, qui s’applique aux « Volailles de l’Ain » et aux « Volailles de Bourgogne » élevées en plein air, suspend l’obligation d’accès à un parcours herbeux.

Les éleveurs qui souhaitent bénéficier de ces dérogations doivent en informer l’organisme de défense et de gestion du cahier des charges, celui du « Label rouge » ainsi que l’organisme certificateur concerné.

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