Les 5 infos dans le rétro du week-end: Démission au Liban, nouvelles accusations contre Tariq Ramadan et les six mois d'Emmanuel Macron

INFOS Ce qu'il vous faut savoir de ce qu'il s'est passé ce week-end pour bien commencer la semaine... 

Armelle Le Goff

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L'ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri, à Paris le 7 octobre 2014

L'ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri, à Paris le 7 octobre 2014 — AFP

On peut parfois avoir envie de laisser l’actu aller son cours sans rien suivre de ce qu’il se passe… Mais pour se préparer en douceur ce dimanche matin et à votre retour à la dure réalité du monde, un rappel en 5 points de ce qu’il s’est passé ce week-end.

1-Le premier ministre libanais Saad Hariri démissionne et le Liban s’interroge

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé de manière inattendue sa démission samedi en accusant le mouvement armé Hezbollah et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban et en disant craindre pour sa vie.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l’Arabie saoudite sunnite, qui soutient Saad Hariri, et l’Iran chiite, grand allié du Hezbollah.

2-De nouvelles accusations contre l’islamologue Tarid Ramadan

De nouvelles accusations visent l’islamologue Tariq Ramadan. Quatre femmes ont raconté samedi dans La Tribune de Genève avoir été harcelées et même avoir eu des relations sexuelles avec le théologien alors qu’elles étaient adolescentes.

Selon le quotidien suisse, les faits remontent aux années 1980 et 1990. Ils sont prescrits, mais les accusations portées contre l’islamologue sont particulièrement graves. A l’époque, Tariq Ramadan enseignait à Genève, sa ville natale, au Cycle des Coudriers puis au Collège de Saussure.

Tariq Ramadan, visé par deux récentes plaintes pour viol, a annoncé jeudi via ses avocats avoir déposé plainte pour subornation de témoin. Pour plus d’infos, nos articles sont à lire par là.

3-Le skipper omanais Fahad Al Hasni mis en examen pour viol et placé en détention​

Le skipper omanais Fahad Al Hasni a été mis en examen dimanche pour le viol d'une ex-petite amie et placé en détention provisoire. Le marin, qui a été contraint au forfait dans la Transat Jacques-Vabre, réfute cette accusation. 

Les faits se seraient déroulés vendredi en début de soirée. « La victime, qui connaissait le skipper, présentait plusieurs traces de coups au visage », a indiqué une source policière.

« D’après son témoignage, elle aurait été contrainte de pratiquer une fellation au skipper », poursuit cette source. Il l’aurait ensuite violemment poussé hors de la chambre d’hôtel où il séjournait.

Fahad Al Hasni devait prendre le départ qui a eu lieu à 13h35 dimanche de la 13e édition du Transat Jacques-Vabre, course transatlantique en double qui relie le Havre à Salvador de Bahia (Brésil). Il était le coéquipier du skipper en titre, le Français Sidney Gavignet. (A ce propos, c’est comment la vie sur un bateau ? Un article à retrouver ici)

4-Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses quatre conseillers se sont rendus à la police belge 

Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses quatre conseillers, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par Madrid et exilés en Belgique, se sont rendus dimanche matin à la police belge, a annoncé le parquet de Bruxelles.

Ils seront auditionnés par un juge d’instruction belge « dans le courant de l’après-midi », a annoncé Gilles Dejemeppe, porte-parole du parquet de Bruxelles.

La décision du juge d’instruction, qui doit décider sous 24 heures de les placer en détention ou de les libérer, sous conditions ou caution, devrait intervenir dans la soirée, a-t-il avancé.

5-Emmanuel Macron élu depuis six mois et déjà pas mal de mécontents à son actif

Un peu plus d’un Français sur trois (35 %) se dit satisfait du début du quinquennat d’Emmanuel Macron, contre 59 % qui s’affirment « mécontents », six mois après son entrée en fonction, selon un sondage Harris Interactive diffusé samedi.

Les personnes interrogées portent dans l’ensemble un regard critique sur la période écoulée.

Si les électeurs d’Emmanuel Macron au 1er tour de la présidentielle (80 %) et dans une moindre mesure ceux de François Fillon (51 %) s’estiment satisfaits du début du quinquennat, ce n’est le cas que de 20 % des électeurs de Benoît Hamon et de 18 % de ceux de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, selon cette enquête pour France2. Et sinon pour savoir où on en est du « et de droite et de gauche » de Macron, c’est par là.

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