Bac: Les filières S, ES et L vont-elles disparaître pour laisser place à des parcours à la carte?

EDUCATION De la seconde à la terminale, les étudiants pourraient se voir proposer des parcours à la carte pour permettre « une relative individualisation des parcours »…

C. Ape.

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Des jeunes femmes regardent les résultats du bac, affichés dans le lycée Emile Zola, à Rennes, le 5 juillet 2017.
Des jeunes femmes regardent les résultats du bac, affichés dans le lycée Emile Zola, à Rennes, le 5 juillet 2017. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Les séries scientifique, littéraire et économique du baccalauréat sont-elles amenées à disparaître ? Le gouvernement a lancé une mission visant à réformer l’épreuve du baccalauréat, rapporte le Figaro.

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A sa tête, Pierre Mathiot, ancien directeur de Sciences Po Lille. Cette mission a été lancée dans le cadre d’une réflexion plus globale sur le lycée, dont la refonte progressive est souhaitée par l’exécutif sur trois ans. La nouvelle formule du baccalauréat pourrait donc voir le jour en 2021.

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Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a exprimé sa volonté de rendre le baccalauréat « moins épais, plus concentré ». Seules quatre matières pourraient être obligatoires tandis que le diplôme accorderait une part plus importante au contrôle continu, selon le quotidien.

Les syndicats divisés

« On peut imaginer une autre manière de délivrer le bac, avec des intitulés plus précis », explique Pierre Mathiot. A quoi ressembleraient alors les parcours proposés ? De la seconde à la terminale, les étudiants pourraient se voir proposer des parcours à la carte pour permettre « une relative individualisation des parcours ».

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Une réforme qui divise les syndicats. Le vice-président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), Jean-Rémi Girard, est favorable à « une spécialisation des lycéens dès la classe de seconde ». Mais, selon Claire Guéville, responsable des questions lycée au Syndicat national des enseignements de second degré (Snes), l’exécutif entend remodeler avec « une réforme à marche forcée ».

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La mort hypothétique des séries générales apparaît comme une « volonté d’arrimer le lycée au supérieur en l’organisant sous forme de modules ». Elle dénonce par ailleurs des propositions qui ont un air de « déjà-vu ». Le Snes craint également qu’il y ait « autant de bacs qu’il y a de lycées », ce qui « accentuera les inégalités entre les établissements ».

Jimmy Losfeld, président du syndicat étudiant la Fage, affirme qu' « il faut sortir de la logique des séries, qui créent des inégalités entre les différents bacs ». Il souhaite également la suppression de l’examen.