Marseille: Des travaux en urgence dans un commissariat après des odeurs nauséabondes d’œufs pourris

POLICE Des problèmes de canalisations incommodaient les fonctionnaires de police avec des odeurs d’œufs pourris…

Adrien Max

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Police: commissariat
Police: commissariat — Philippe Huguen AFP
  • Depuis trois semaines une odeur nauséabonde d’œufs pourris empeste le commissariat Nord de Marseille.
  • L’odeur viendrait de canalisations défectueuses.
  • Des travaux ont été entrepris pour résoudre le problème.

On connaissait les rats, les cafards, il y a désormais les odeurs d’œufs pourris. Les policiers du commissariat Nord de Marseille ont été incommodés par cette odeur nauséabonde, comme le rapportent nos confrères de  RTL. « Ça a commencé il y a trois semaines environ, explique à 20 Minutes Patrice Maure, membre du syndicat Alliance. Il y avait des odeurs d’œufs pourris, surtout au niveau du sous-sol où il y a les vestiaires. L’odeur variait en fonction de la journée. »

Après en avoir été informée, l’administration a lancé un appel d’offres en urgence auprès d’entreprises afin de déterminer l’origine du problème. « Une entreprise en venue vendredi dernier, et ils se sont rendu compte que c’était plus compliqué que prévu », ajoute Patrice Maure. La seconde entreprise dépêchée sur place constate des malfaçons dans les canalisations du bâtiment, qui date d’une quinzaine d’années seulement.

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Arrêts maladie

L’odeur provient en réalité des émanations de sulfure d’hydrogène, qui résulte de la décomposition bactérienne de la matière organique, autrement dit des excréments. « Une vingtaine de fonctionnaires du service qui gère les procédures en cas de flagrant délit ont dû se mettre en maladie. Leur service est situé à proximité de ces canalisations et ça devenait insupportable pour eux », témoigne Didier Michel, du syndicat Alternative police.

Des relevés ont été réalisés afin de savoir si ces émanations présentent un risque pour la santé du personnel. « Ils ont constaté un taux de 3 dans les canalisations alors que le seuil de tolérance est fixé à 5 pour une exposition de 8 heures », précise Patrice Maure. En attendant que les travaux soient finis et pour éviter les odeurs, les ouvriers ont installé un extracteur d’air.

Problème de budget

Une situation qui traduit les conditions dans lesquelles les policiers doivent remplir leur mission. L’été dernier déjà les fonctionnaires de police avaient dénoncé leurs conditions de travail à travers des photos. « Tout le monde connaît cet état d’insalubrité. Le problème c’est que tout le monde attend, en espérant que ça arrive au successeur parce qu’il n’y a pas les budgets », considère Didier Michel.

Jointe par 20 Minutes, la direction départementale de la sécurité publique s’est voulue rassurante : « C’est simplement un problème de canalisation qui est dû à des malfaçons lors de la construction du bâtiment. Il n’est pas question de gaz mais simplement d’odeur nauséabonde. » Grâce à l’intervention rapide des entreprises, la situation devient plus respirable pour les policiers du commissariat Nord de Marseille.