VIDEO. Journée mondiale du Vegan: «Le goût du fromage est ce qui vous manque le plus»

VOUS TEMOIGNEZ A l'occasion de la journée mondiale du véganisme, nous avons demandé aux internautes adeptes de ce mouvement quels étaient les aliments qui leur manquent le plus...

Charlotte Murat

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Illustration d'une assiette vegan.
Illustration d'une assiette vegan. — M.Mead/AP/SIPA
  • Devenir vegan implique forcément de sacrifier des aliments que l'on aimait consommer.
  • Le fromage est cité par plusieurs internautes.
  • Il faut trouver des substituts à ces aliments et s'armer d'une volonté de fer.

Certains déplorent un phénomène de mode. D’autres se félicitent d’une véritable prise de conscience de la souffrance animale. Le mouvement vegan fait de plus ne plus d’adeptes. A l’occasion de la journée mondiale de ce mouvement, mercredi, nous avons demandé aux internautes de la page Facebook de 20 Minutes ce qui leur manquait le plus. Car décider de ne plus consommer aucun aliment issu des animaux implique forcément des sacrifices.

« Tout vegan (et français de surcroît) vous dira que le goût du fromage est ce qui vous manque le plus », affirme Sacha, 16 ans et vegan depuis deux ans. Bambou, qui ne mange ni viande ni poisson, et qui a arrêté le lait et les yaourts « depuis longtemps », acquiesce. « Je craque régulièrement, avoue-t-elle. Les fromages de brebis et de chèvre, c’est mon péché mignon. Et c’est très difficile à imiter, tant au niveau des goûts que des textures. Heureusement, il existe de très bons"fauxmages". Je fais des basiques à tartiner et un très bon à base de tapioca qui imite la mozzarella sur les gratins et pizzas : il gratine, fait des fils. Sinon j’en trouve en ligne à base de noix de cajou, une imitation de camembert délicieuse. » Lou, elle, regrette le chocolat au lait.

Une volonté de fer

En plus d’une prise de conscience très ancrée, trouver de bons substituts aide à réussir sa conversion. Gaïa a ainsi remplacé le miel par du sirop d’érable ou d’agave, le lait par des laits végétaux et Lucile rappelle qu’on peut remplacer le beurre par de l’huile de coco. Mais ce n’est pas toujours facile. Si Stéphanie a « appris à faire des makis végés » pour remplacer son ancienne « addiction aux sushis », pour les produits transformés, c’est une autre histoire. « C’est compliqué quand on a envie d’une gourmandise, explique Gaïa. En effet, il y a de la poudre de lait et des œufs dans 90 % des biscuits et de la gélatine dans quasiment tous les bonbons. Il faut donc faire ses biscuits soi-même, ou, à défaut, creuser le Net et les boutiques. »

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Les végans doivent donc s’armer d’une volonté de fer. « C’est dur de résister quand des amies mangent un gâteau maison devant vous, quand au travail quelqu’un apporte des croissants, quand on ne peut pas partager une pizza, quand tu ne peux pas boire du punch coco, car il y a du lait concentré, avoue Lucile. J’ai dû me dire "Maintenant, Lucile, tu dis non et puis c’est tout". Petit à petit c’est devenu un réflexe. »

Des odeurs difficiles à oublier

Comme les anciens fumeurs qui aiment humer la fumée de cigarette, certains vegans restent attachés à des odeurs. « Parfois, des odeurs de barbecue me chatouillent le nez, concède Lucile. Ou celles du poulet rôti, comme celui du marché quand j’étais petite. » Les goûts liés à l’enfance sont les plus difficiles à oublier. « Pour moi c’est la fondue savoyarde et la tarte au thon, avoue Sacha. Ce sont des spécialités culinaires quasi-impossibles à végétaliser. Mais je suis convaincue que mes goûts vont changer avec le temps et que j’oublierai le goût des produits animaux. » Mais oublie-t-on jamais sa madeleine de Proust ?