Snapchat: Un employé d'EY France en procédure disciplinaire après avoir publié une vidéo raciste

RESEAU SOCIAL Dans la vidéo diffusée sur le réseau social, deux hommes y tenaient des propos racistes à l’encontre des Noirs…

D. D.

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Logo Snapchat sur un téléphone
Logo Snapchat sur un téléphone — Robyn BECK / AFP

Deux utilisateurs du réseau social Snapchat avaient mis en ligne ce mardi une vidéo dans laquelle ils tenaient des propos racistes. Ils expliquaient notamment qu’il fallait mettre « en cage » les personnes noires dont la peau a la « couleur de merde ».

L’extrait vidéo, vite repéré par des internautes, est ensuite posté sur YouTube. Après des recherches, ils arrivent à conclure que celui qui tient les propos les plus graves est employé dans le cabinet d’audit EY France. Sur Twitter, l’entreprise est alors directement interpellée par les utilisateurs.

Un peu plus tard dans la journée, EY France réagit. La société condamne « fermement les propos qui sont tenus dans cette vidéo » et explique enquêter « en interne » pour « clarifier la situation ».

Son président, Jean-Pierre Letartre, publie un communiqué sur son compte Twitter le lendemain.

Procédure disciplinaire et licenciement abusif

Entre temps, une pétition est créée sur la plateforme en ligne Change.org. Elle réclame de faire « de ce cas un exemple afin d’avancer et de dissuader davantage de personnes de tenir ce type de propos ». Alors qu’une procédure disciplinaire est désormais en cours à l’encontre de l’employé de EY France, des internautes réclament qu’elle aboutisse à son licenciement. Une issue peu probable selon l’avocat Avi Bitton interrogé par nos confrères de L’Express. Car « un employeur ne peut sanctionner un salarié que pour des manquements à ses obligations de salarié dans le cadre du contrat de travail ».

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Or en l’occurrence, les propos racistes sont tenus en dehors de tout cadre de travail ou d’une quelconque référence à l’entreprise. Pire même selon l’avocat, en cas de licenciement, l’homme aurait de grandes chances de faire qualifier le licenciement d’abusif. « S’il est licencié à cause de cette vidéo, l’entreprise pourrait être condamnée à lui verser un sacré pactole, alors même qu’il a tenu des propos racistes ! » conclut Avi Bitton.