Cerf tué dans l’Oise: Le parquet de Compiègne a ouvert une enquête

POLÉMIQUE Un cerf a été abattu samedi dans le jardin d’une maison à Lacroix-Saint-Ouen, dans l’Oise…

Mikael Libert

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Des militants d'AVA ont filmé la scène.
Des militants d'AVA ont filmé la scène. — AVA
  • L’animal a été abattu, samedi, dans le jardin d’une maison dans l’Oise.
  • L’affaire a suscité une grande émotion sur les réseaux sociaux.
  • Le parquet de Compiègne a ouvert une enquête.

L’affaire du cerf prend une tournure judiciaire. Samedi, un cerf a été abattu par un chasseur dans le jardin d’une maison, à Lacroix-Saint-Ouen, dans l’Oise, lors d’une chasse à courre.

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La scène, qui s’était déroulée devant de nombreux riverains, avait suscité la colère des militants anti chasse, notamment sur les réseaux sociaux. Une enquête a été ouverte par le parquet de Compiègne.

Aucune plainte déposée

« Il y a eu un rapport de la gendarmerie sur cet événement et, formellement, une procédure a été ouverte », a confirmé à 20 Minutes le substitut du procureur de Compiègne, mercredi. Le magistrat a néanmoins précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée à ce jour. Le parquet n’avait pas non plus connaissance d’une éventuelle requête du maire de la commune de Lacroix-Saint-Ouen qui avait pourtant affirmé son intention de saisir les services du procureur.

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« Ce sont des faits sensibles médiatiquement et des investigations vont donc être diligentées dans un cadre judiciaire », a encore annoncé le substitut du procureur, ajoutant que « l’enquête devrait déterminer si le chasseur a agi en toute légalité ».

Une « ambiguïté »

D’un autre côté, la gendarmerie de Picardie a réaffirmé à 20 Minutes, ce mercredi, que la propriétaire de l’habitation avait effectivement été contactée par les militaires présents sur place. « La propriétaire a donné son accord aux gendarmes pour que les chasseurs exercent leur droit de suite. C’est carré, il n’y a pas eu de violation de domicile », martèle la gendarmerie. Suite aux déclarations de l’habitante sur France 3, où elle assurait ne pas avoir donné son accord pour tuer le cerf, les militaires reconnaissent qu’il y a « peut-être eu ambiguïté sur ce qu’impliquait potentiellement le droit de suite ».

Au niveau des instances de la chasse, la Société de Vénerie « doit se réunir ce soir pour débattre des résultats de l’enquête menée en interne sur cet incident », a expliqué Pierre De Boisguilbert, son président. Le résultat et les éventuelles sanctions seront rendus publics, jeudi matin.