Nice: Nestlé ferme un laboratoire, Christian Estrosi s'engage auprès des salariés

ECONOMIE Avec la fermeture d’un centre spécialisé dans la dermatologie, 400 postes sur 550 seront supprimés…

M.F. avec AFP

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Nestlé a décidé d'arrêter la production de lasagnes et hachis parmentier surgelés dans son usine de Beauvais (Oise) supprimant au passage 120 postes, en raison d'un effondrement des ventes depuis le scandale de la viande de cheval, a-t-on appris jeudi auprès de la direction de Nestlé en France.
Nestlé a décidé d'arrêter la production de lasagnes et hachis parmentier surgelés dans son usine de Beauvais (Oise) supprimant au passage 120 postes, en raison d'un effondrement des ventes depuis le scandale de la viande de cheval, a-t-on appris jeudi auprès de la direction de Nestlé en France. — Fabrice Coffrini AFP

Le laboratoire de dermatologie avait annoncé en septembre la fermeture de son centre de recherches de Sophia-Antipolis employant 550 salariés. En réaction, le maire LR de  NiceChristian Estrosi demande au gouvernement une expertise sur le remboursement des aides perçues par Nestlé Skin Health/Galderma.

>> A lire aussi : La filiale de Nestlé Galderma va supprimer 400 postes sur 550

Christian Estrosi souligne, dans un communiqué publié lundi, que cette entreprise « qui a bénéficié depuis trois ans de 68 millions d’euros de crédit impôt recherche », est « comptable de l’utilisation de ces fonds et doit manifester un comportement exemplaire auprès des salariés ».

Une pétition avec 13.000 signatures

L’ancien ministre, dont le cabinet a reçu deux représentants du personnel, a apporté son soutien aux employés du site en signant une pétition en leur faveur. Celle-ci a déjà recueilli 13.000 signatures, tandis qu’une manifestation est prévue prochainement.

Se félicitant de cet appui, Nathalie Strauss, déléguée CFDT, syndicat majoritaire dans l’entreprise, demande que « le groupe Nestlé prenne ses responsabilités au regard des sommes perçues, 68 millions d’euros de CIR et 1,5 million d’euros de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » : « On ne peut pas prendre de telles sommes pendant trois ans, prendre de l’innovation de cette façon, pour ensuite la délocaliser en Suisse », estime la syndicaliste. « Nous, on ferme, et c’est l’innovation qui s’en va […] mais le corporate à Paris, qui gère toute la partie financière, doit lui aussi être délocalisé, et je pose la question de savoir si ce n’est pas une façon pour Nestlé de payer encore moins d’impôts en France », ajoute-t-elle.

Des pressions

La déléguée fait également état de « maltraitance » sur le personnel depuis l’annonce de la fermeture. « On ne fait pas grève car on veut être plus intelligents qu’eux, mais on ne pourra pas laisser faire ça », déplore-t-elle en affirmant subir des pressions « de la part d’un directeur outré que je puisse agir en tant que déléguée syndicale ».

Nestlé Skin Health/Galderma a précisé la semaine dernière négocier un plan de départs volontaires pour 300 personnes, espérant en reclasser 100 de Sophia-Antipolis dans le canton de Vaud, en Suisse. La CFDT indique de son côté négocier un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour les 550 salariés basés dans la technopole de Sophia-Antipolis.