#Balancetonporc: Boutin dénonce un «dégueulis d'accusations» et défend la «grivoiserie»

HARCELEMENT «Les débats actuels me passent par dessus la tête», a lâché Christine Boutin qui n'est plus à une polémique près...

20 Minutes avec AFP

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Christine Boutin, le 21 octobre 2017.
Christine Boutin, le 21 octobre 2017. — Thomas Samson / AFP

La pasionaria conservatrice a encore frappé. Le jour où elle révèle mettre un terme à quarante ans de vie politique, Christine Boutin dénonce un «dégueulis d'accusations» autour du harcèlement sexuel, estimant qu'elles risquaient d'«abîmer» les relations hommes-femmes, et a défendu la «grivoiserie» comme une composante de «l'identité française».

Le «climat du moment» est «insupportable»

«Les débats actuels me passent par dessus la tête, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Rambouillet (Yvelines) ce samedi, où elle a annoncé sa démission de son mandat de conseillère départementale. «Je ne pense pas que cette espèce de torrent de révélations soit nécessaire», a affirmé l'ancienne candidate à la présidentielle, 73 ans, évoquant un «dégueulis d'accusations». Le «climat du moment» est «insupportable» et risque d'«abîmer profondément les relations entre les hommes et les femmes», a jugé l'ex-ministre du Logement.

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Pour Christine Boutin, qui va rester la présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate (PCD), il est regrettable que les femmes en viennent à avoir des «a priori» dès qu'elles reçoivent un compliment. «La grivoiserie fait partie de l'identité française et j'aime bien la grivoiserie», a-t-elle fait valoir.

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Boutin récidive

En 2016 déjà, quand 17 anciennes ministres avaient dit «stop» au silence et à l'impunité autour d'histoires de harcèlement sexuel, Christine Boutin avait affirmé avoir «honte» de ses consoeurs, «qui laissent entendre que les hommes sont des obsédés».

Dans la foulée de l'affaire Weinstein, du nom du producteur américain visé par une série d'accusations d'agressions sexuelles, aucun milieu social ou professionnel n'échappe depuis une semaine à la multiplication des dénonciations de harcèlement sexuel subi par des femmes. Des accusations spécifiques ont émergé dans le monde politique: ont ainsi été visés, notamment, l'ex-ministre socialiste Pierre Joxe, l'ancien candidat à la présidentielle Jean Lassalle ou encore le député (LREM) de Moselle Christophe Arend. Les trois hommes ont rejeté ces accusations.