Le «droit à mourir dans la dignité» sera dans la future loi bioéthique

EUTHANASIE Jean-Luc Roméro, président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, en a eu confirmation auprès de la ministre de la Santé…

B.C. avec AFP

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Jean-Luc Roméro est une figure de la lutte contre le sida.
Jean-Luc Roméro est une figure de la lutte contre le sida. — SOLAL/SIPA

Jean-Luc Roméro, président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), a affirmé samedi que la question de la fin de vie serait « abordée » dans la future loi sur la bioéthique, citant des propos tenus par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

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« La ministre de la Santé m'a confirmé que la question de la fin de vie sera abordée dans la loi sur la bioéthique. Il faut cette loi de liberté », a-t-il déclaré à la presse lors de l'assemblée générale de son association, à La Rochelle. Jean-Luc Roméro s'est dit confiant dans la révision prochaine de la loi Leonetti : « une loi faite par des médecins pour des médecins. »

La mort d'Anne Bert a fait changer le Premier ministre d'avis

« Il y a quelques mois, le président de la République s'est prononcé pour le droit à mourir dans la dignité, a-t-il développé. Le Premier ministre Edouard Philippe a dit avoir évolué sur la question et la ministre de la Santé a déclaré qu'elle comprenait Anne Bert », une romancière atteinte de la maladie de Charcot qui a été euthanasiée le 2 octobre en Belgique conformément à son souhait, faute d'avoir pu le faire en France.

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« Je rencontre chaque semaine deux à trois parlementaires qui me disent avoir envie d'avancer dans cette voie. Au Parlement, deux propositions de loi ont été déposées », a assuré Jean-Luc Roméro.

Le président de l'ADMD, réélu avec 78% des voix pour son quatrième et « dernier » mandat, a également donné rendez-vous le 2 novembre, journée mondiale du droit à mourir dans la dignité. Ce sera aussi une « journée Jean Mercier », du nom d'un octogénaire de la Loire qui a aidé son épouse à mourir. Il a été acquitté en appel mais le parquet de Lyon a déposé un pourvoi en cassation. « La cour de cassation ne l'a pas fait exprès, mais elle étudiera ce jour-là le recours en faveur de Jean Mercier », a relevé Jean-Luc Roméro.