Attentat de Nice: «Il a profité d’une situation», les victimes ne décolèrent pas de l'escroquerie de leur ex-porte-parole

JUSTICE Vincent Delhomel, ex-secrétaire général de l’association Promenade des Anges, a été condamné à un an de prison ferme pour «escroquerie» et «abus de confiance»…

Mathilde Frénois
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Emilie Petitjean est présidente de l'association Promenade des Anges qui soutient les victimes de l'attentat de Nice.
Emilie Petitjean est présidente de l'association Promenade des Anges qui soutient les victimes de l'attentat de Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Actuellement à la tête de l’association Promenade des Anges, Emilie Petitjean et Anne Murris, respectivement présidente et trésorière, ne digèrent pas les malversations de Vincent Delhomel.

L’ex-porte-parole et secrétaire général a été condamné mercredi à un an de prison ferme pour escroquerie et abus de confiance. Il a immédiatement été incarcéré, la justice lui reprochant d’avoir empoché près de 9.000 euros sur les comptes de l’association.

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« Il s’est moqué de moi et de toute l’association, explique Emilie Petitjean. Il a profité d’une situation. C’est une deuxième blessure et une grosse épreuve à passer. »

« Il ne fallait pas l’écouter »

Dans le palais de justice de Nice, Anne Murris, qui a perdu sa fille Camille lors de l’ attentat le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, ne décolère pas. « Vincent Delhomel est un manipulateur. Il surjoue l’empathie, estime-t-elle. Nous avions le démon en face de nous et il ne fallait pas l’écouter. »

Mercredi, de nombreux membres de Promenade des Anges ont assisté à l’audience pour écouter les justifications de Vincent Delhomel. Tous devraient se retrouver une nouvelle fois, l’ex-porte-parole faisant appel.