VIDEO. Attentat à Marseille: Les conclusions de l'enquête administrative connues mardi selon Gérard Collomb

ENQUETE La remise en liberté de l’assaillant pose des questions…

M.A. avec AFP

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Des policiers devant la gare Saint-Charles , le 1/10/2017 après l'attaque de Marseille.
AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS
Des policiers devant la gare Saint-Charles , le 1/10/2017 après l'attaque de Marseille. AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS — AFP
  • Un homme a attaqué au couteau deux jeunes filles à la gare Saint-Charles à Marseille. Les deux victimes sont décédées sur le coup.
  • L’assaillant a été formellement identifié comme étant Ahmed H., un ressortissant tunisien. L'attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste État islamique mais les enquêteurs s'interrogent depuis sur les liens entre l'assaillant, qui a été abattu, et Daesh.
  • L’homme avait déjà été interpellé à «sept reprises depuis 2005 sous sept identités différentes», selon le procureur de Paris.

Les conclusions de l’enquête administrative sur les conditions de la remise en liberté d'Ahmed H., à Lyon samedi dernier, à la veille de son attaque à Marseille, seront connues mardi, selon le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

« J’aurai les conclusions mardi », a déclaré samedi à l’AFP Gérard Collomb, en marge de l’inauguration du nouveau terminal de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. Il a ajouté qu’il laissait à l’Inspection générale de l’administration, saisie au lendemain de cette attaque au couteau, fatale à deux jeunes femmes, « le soin de diligenter l’enquête ».

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Une enquête afin de déterminer une éventuelle défaillance

Celle-ci vise à faire la lumière sur la procédure, judiciaire puis administrative, ayant conduit à la remise en liberté du tueur de Marseille, afin de déterminer une éventuelle défaillance. Celui-ci avait été interpellé pour vol dans une gare lyonnaise le vendredi 29 septembre et remis en liberté le lendemain, alors qu’il était en situation irrégulière. Le parquet de Lyon avait classé sans suite l’enquête pour vol visant le Tunisien de 29 ans et, ensuite, les autorités préfectorales locales n’avaient « pas été en mesure de prendre une mesure d’éloignement à son encontre », selon les propos du procureur de Paris François Molins.

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« La personne de permanence à la préfecture du Rhône, ayant autorité pour signer l’obligation de quitter le territoire et le placement en centre de rétention (…) était absente », avait indiqué lundi à l’AFP une source proche de l’enquête. Samedi dernier au matin, le centre de rétention administrative de Lyon-Saint-Exupéry, où il aurait pu être conduit, était par ailleurs « plein », deux admissions de migrants ayant été refusées, d’après une source proche du dossier.