OCDE: L'égalité salariale femmes-hommes évolue «beaucoup trop lentement»

REVENUS L’Inde, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud sont les trois pays où l’écart pour un emploi salarié à temps plein est le plus grand...

D. D. avec AFP

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Cette différence de salaire existe « dans tous les pays et à tous les stades de développement », estime l'OCDE. (image d'illustration)
Cette différence de salaire existe « dans tous les pays et à tous les stades de développement », estime l'OCDE. (image d'illustration) — CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP

Les femmes gagnent en moyenne 15 % de moins que les hommes dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), un écart qui peine à se réduire selon une étude publiée ce mercredi. Cette différence de traitement constitue « un obstacle majeur à une croissance économique inclusive », estime l’organisme.

« Très peu de progrès ont été accomplis ces cond dernières années »

Une salariée à temps plein gagne en moyenne mensuellement 14,3 % de moins que son homologue masculin, un taux quasiment inchangé ces dernières années dans la zone OCDE, indique mercredi l’Organisation dans un rapport intitulé « Atteindre l’égalité femmes-hommes : un combat difficile », basé sur des chiffres de 2015.

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L’étude, présentée en amont du Women’s Forum qui se tient à Paris, précise que « très peu de progrès ont été accomplis ces cinq dernières années et les inégalités persistent entre femmes et hommes dans tous les domaines de la vie sociale et économique, et dans tous les pays à tous les stades de développement ».

10 % d’écart de salaire en France

L’Inde (56 %), l’Afrique du Sud (41 %) et la Corée du Sud (37 %) sont les trois pays où l’écart pour un emploi salarié à temps plein est le plus grand. Au bas du tableau, avec moins de 4 % d’écart, figurent le Costa Rica, le Luxembourg et la Belgique. La France se situe autour de 10 %. « Aucun pays au monde n’a réussi à instaurer la parité. Même les pays les plus égalitaires continuent d’enregistrer des décalages inquiétants entre hommes et femmes », prévient l’Organisation.