Le service national universel pourrait être expérimenté «en 2019»

SOCIETE La secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a donné quelques détails sur cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron…

20 Minutes avec AFP

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La secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, le 14 septembre 2019.
La secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, le 14 septembre 2019. — ISA HARSIN/SIPA

Le service national universel pourrait être expérimenté « en 2019 », a déclaré samedi à l’AFP la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. Emmanuel Macron, qui avait fait de ce service national d’un mois une promesse de campagne, avait annoncé la création d’une commission le 14 juillet, sans détailler le calendrier.

Une commission en octobre, une possible expérimentation en 2019

« Depuis, il y a eu des rencontres techniques, des demandes aux administrations de faire un point sur les actions déjà mises en place pour la jeunesse », a indiqué ce samedi Geneviève Darrieussecq, en marge de l’université de rentrée du MoDem à Guidel (Morbihan).

« La commission de haut niveau va prendre en charge ce dossier. Nous avons fait des propositions au Premier ministre qui devrait la nommer courant octobre », a-t-elle ajouté, en précisant que l’esprit était d’y inclure « tous les représentants des ministères concernés, des responsables de la jeunesse, des parlementaires, des personnes qualifiées ».

« L’idée est que la Commission puisse remettre ses préconisations au printemps 2018. Ensuite, il pourrait y avoir une phase d’expérimentation en 2019, c’est ce qui est souhaité par le président de la République et le Premier ministre », a poursuivi Geneviève Darrieussecq.

« 600.000 et 800.000 jeunes » concernés chaque année.

Durant la campagne, Emmanuel Macron avait anticipé un projet de loi dès la fin 2017, évoquant un coût compris entre 2 et 3 milliards d’euros « en rythme de croisière », et en promettant que le budget des Armées ne serait pas ponctionné.

« Il y aura une ligne nouvelle consacrée à cette action », a confirmé Geneviève Darrieussecq. « Donc soit on demande une participation aux ministères concernés », comme l’Education, l’Intérieur, la Santé, les Sports, « soit on trouve des ressources dédiées », a-t-elle indiqué, en souhaitant d’abord « fixer précisément les objectifs » de ce service national qui doit concerner entre « 600.000 et 800.000 jeunes » chaque année.

Geneviève Darrieussecq souhaite notamment que ce service « forme des jeunes qui soient protecteurs du pays ». Ils pourraient y apprendre « les gestes qui sauvent, la conduite à tenir en cas de cataclysme, d’attentats, d’état de guerre ».